Guide de l’évaluation

Le guide de l’évaluation des apprentissages et des acquis des élèves dans le cadre de la réforme du lycée général et technologique


Le préambule commun de ce guide contribue à construire une évaluation équitable,
diversifiée, juste et transparente dans toutes les disciplines. Sans qu’il soit nécessaire de
revenir sur les définitions et les principes communs, quelques éléments sont à préciser pour
l’évaluation dans la spécialité NSI.


Des principes communs

Il semble raisonnable de consacrer environ 10% du temps d’enseignement à des travaux
d’évaluation en classe diversifiés et de durées variées. Qu’elles soient à visée diagnostique,
formative ou sommative, ces évaluations apportent des indications sur le niveau de maîtrise
des capacités en jeu et des compétences attendues.

Dans le cadre des moments d’évaluation qui accompagnent le processus de contrôle continu,
l’élève risque de disposer de moins de maturité et de recul pour s’approprier les notions qu’au
moment des épreuves terminales de l’examen, particulièrement en début de cycle et d’année.
« Laisser le temps de l’apprentissage à l’élève » et « évaluer l’élève lorsqu’il est prêt » sont
ainsi deux principes de base du contrôle continu. Il est notamment important de donner du
temps à l’appropriation des notions avec un nombre suffisant d’activités d’entraînement
réalisées en classe ou à la maison en amont des évaluations sommatives. Les deux principes
précédents doivent se concevoir à deux échelles de temps : sur l’année, mais aussi par
trimestre ou semestre. Il importe d’en tenir compte dans la difficulté d’une situation d’évaluation
en fonction du moment où l’enseignant la propose aux élèves.

Il est important que les élèves aient connaissance des critères retenus par l’enseignant pour
chaque situation d’évaluation, mais aussi des modalités d’évaluation du contrôle continu sur
l’année.


Une diversité des modalités d’évaluation

La diversité des modalités d’évaluation permet de faire émerger des potentialités qui
n’apparaîtraient pas si l’évaluation n’existait que sous un seul format ; elle permet aussi un
meilleur équilibre dans l’évaluation de l’élèves.


L’ensemble des évaluations doit permettre d’évaluer les six grandes compétences qui sont
l’objectif de la spécialité NSI :

analyser et modéliser un problème ;
décomposer un problème en sousproblèmes ;

concevoir des solutions algorithmiques ;

mobiliser les concepts et les technologies ;

traduire un algorithme dans un langage de programmation ;

développer des capacités d’abstraction et de généralisation.


En fonction des objectifs poursuivis et selon les compétences évaluées, l’évaluation pourra
s’appuyer sur des devoirs surveillés sur table ou sur machine, des devoirs en temps libre, des
interrogations « flash », des présentations orales et des projets informatiques. Cette liste n’est
pas exhaustive et d’autres formes d’évaluation peuvent être utilisées.


Les interrogations « flash », qui peuvent être données sous la forme de QCM, ont pour objectif
d’évaluer un travail régulier en portant sur des questions de cours ou des applications
immédiates et simples. Elles ne devraient pas excéder 10 à 15 minutes. Dans le cas de QCM,
il est recommandé d’éviter les points négatifs pour les réponses fausses.

Les projets informatiques sont au cœur de la spécialité NSI. Ces projets pourront être de
longueurs variées et servir de support à un travail de l’oral. Certains ont vocation à s’étendre
sur plusieurs semaines et à donner lieu à un travail en équipe et à un rendu oral devant la classe.


En plus des projets, l’entraînement à l’expression orale, qui est un exercice indispensable,
peut aussi se faire via des exposés, des présentations de travaux ou des aspects historiques
et culturels.

En termes de volume, un bon équilibre, par trimestre ou semestre, consisterait en deux à trois
devoirs surveillés, un à deux projets et quatre à six interrogations « flash ». A titre d’exemple,
les coefficients de ces évaluations pourraient être 5 pour les projets, 3 pour les devoirs
surveillés et 1 pour les interrogations « flash ».

Il est recommandé que la part des projets dans l’évaluation globale soit au moins de 25%.

Dès que cela est possible, il est recommandé de travailler en équipe disciplinaire au sein de
l’établissement voire entre établissements de proximité.

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