Résultats d’une enquête statistique et d’une étude monographique
En 2024 et 2025, une centaine d’écoles et d’établissements scolaires volontaires expérimentent, en lien étroit avec leur collectivité territoriale de rattachement, le port d’une tenue vestimentaire commune par les élèves. Il s’agit principalement d’écoles du premier degré. Par rapport à la population nationale des écoles publiques, les écoles « expérimentatrices » appartiennent plus fréquemment à un réseau de l’éducation prioritaire, sont davantage situées dans une commune urbaine et ont des effectifs plus importants et plus fréquemment en difficulté scolaire.
Une évaluation de ces expérimentations devait permettre d’apprécier leurs conditions de mise en œuvre et de mesurer leurs effets sur les élèves, les familles et les équipes éducatives. Les sources statistiques existantes ne suffisant pas pour traiter le questionnement évaluatif, la DEPP et un organisme indépendant d’étude et de recherche en sciences sociales (FORS-Recherche Sociale) sélectionné dans le cadre d’un appel public à la concurrence ont recueilli des données d’enquête. Un comité d’évaluation, composé des représentants des instances du ministère (DGESCO, DEPP, IGÉSR et service déconcentré) et de chercheurs en sciences sociales, a supervisé l’ensemble de ces travaux d’évaluation.
Les principaux résultats
Entre le 4 et le 18 juin 2025, la DEPP a administré une enquête en ligne auprès de l’ensemble des directeurs d’école et des chefs d’établissement ayant participé aux expérimentations du port de la tenue vestimentaire commune à l’École. La collecte de données a permis de recueillir 87 questionnaires pour le premier degré et 16 questionnaires pour le second degré, soit des taux de participation de près de 90 % et 80 %, respectivement.
- Dans le premier degré, trois directeurs d’école sur quatre rapportent une évolution positive du sentiment d’appartenance envers l’école suite à la mise en place du port de la tenue commune. Les avis sont plus nuancés pour l’ensemble des autres dimensions interrogées (climat scolaire, ambiance de travail ou acquis des élèves, par exemple).
- Dans le second degré, les chefs d’établissement rapportent, dans une plus grande mesure, avoir contribué à impulser la participation de leur établissement à l’expérimentation. Ils expriment un point de vue davantage positif sur les bénéfices du port de la tenue commune tant sur le sentiment d’appartenance, que sur le climat scolaire, la cohésion entre les élèves, la confiance en soi des élèves ou le lien École-famille.
- Une très large majorité de directeurs d’école et de chefs d’établissement indiquent poursuivre les expérimentations à la rentrée 2025 et y être favorables.