Ouvrages généraux

  • Sous la direction de Laurent DOUZOU et Tristan LECOQ, Enseigner la Résistance, Réseau CANOPE. Synthèse actualisée de cette page d’histoire.

 

  • Sous la direction de Tristan LECOQ, Enseigner DE GAULLE, Réseau CANOPE. Comment comprendre la Ve République sans prendre conscience des questionnements de Charles de Gaulle face à l’inefficacité gouvernementale des années 1930 ? Comment comprendre sa confrontation exigeante et complexe avec l’idée de modernité politique, économique et sociale, sans se replonger dans l’éducation du jeune de Gaulle, sa formation d’officier, son expérience du feu et du commandement ? Enseigner de Gaulle, c’est comprendre la place et le rôle de la France dans le monde, le respect des institutions, le combat en faveur des valeurs démocratiques et l’ouverture à la modernité, à l’éducation et à la culture. Enseigner un itinéraire singulier permet d’apporter un éclairage nouveau et cohérent sur l’histoire contemporaine.
    Cet ouvrage, dirigé par Tristan Lecoq, est composé de mises au point scientifiques rédigées par un collectif d’enseignants et de chercheurs spécialistes de Charles de Gaulle. Il a été réalisé en partenariat avec la Fondation Charles de Gaulle qui propose un ensemble de séquences pédagogiques complémentaires sur son site internet. Tristan Lecoq est inspecteur général de l’Éducation nationale, professeur des universités associé (histoire contemporaine) à l’université Paris-Sorbonne.

 

  • CHOURAQUI Alain, Pour résister à l’engrenage des extrémismes, des racismes et de l’antisémitisme, Cherche-Midi éditeur, 2015
    La démarche d’Alain Chouraqui dans cet ouvrage prend un relief particulier dans un contexte national et international marqué par la montée des extrémismes et des populismes qui alimentent des engrenages, individuels, collectifs et institutionnels menaçant la démocratie. Son décryptage pluridisciplinaire, fondé sur l’histoire tragique des grands génocides, montre comment de tels processus peuvent encore mener au pire, mais il éclaire aussi les capacités d’y résister. Parce qu’il est nécessaire de créer une mémoire non pas pour demain mais pour aujourd’hui, un livre essentiel pour repérer les signes annonciateurs des racismes mais surtout pour éduquer à la résistance. Afin que l’horreur ne recommence pas.

 

  • CREMIEUX- BRILHAC Jean Louis, La France Libre, Paris , Gallimard, Folio histoire, 2 vol, 2013.
    Écrire l’histoire de la France Libre, c’est, d’abord, patiemment tisser autour de De Gaulle et de son combat la toile d’une aventure collective faite d’un réseau complexe de microsociétés, mais aussi d’une multitude d’exploits et de sacrifices individuels – depuis Carlton Gardens et Camberley en Angleterre, depuis les combattants d’Afrique ou du Levant jusqu’aux agents de l’ombre parachutés, en passant par les comités français dispersés dans le monde. Ces petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, sont unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté. Écrire l’histoire de la France Libre, c’est aussi retracer, en même temps que l’essor d’une mystique, la création d’une organisation d’abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l’Empire ; d’un organisme qui très vite devint politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la Résistance intérieure, les lendemains de la Libération. Ce premier volume couvre la période de l’appel du 18 Juin à mai 1943.

 

  • DOUZOU Laurent, La Résistance, une morale en action, Paris, Gallimard, 2010Juin 1940.
    La France, humiliée et défaite, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pourtant, aussitôt, une poignée d’hommes et de femmes décident de ” faire quelque chose Cette phase pionnière est suivie d’une lutte longue et incertaine pour transformer cette volonté de résistance en une action structurée aussi efficace que possible. Rude tâche tant pour la Résistance intérieure que pour la France Libre qui, non sans frictions et désaccords, s’épaulent au fil du temps. Filières d’évasion, collecte de renseignements, publications clandestines, faux papiers, attentats… graduellement, malgré une répression féroce, la Résistance tisse sa toile. En 1943 et 1944, tout en ne cessant jamais d’être minoritaire, elle s’enracine socialement, gagnant le combat idéologique et politique qu’elle livre à l’occupant et au gouvernement installé à vichy. Laurent Douzou retrace l’histoire, les combats, les souffrances de cette ” armée des ombres ” qui eut le courage et l’audace de mettre sa morale en action.

 

  • DOUZOU Laurent, La Résistance française, une histoire périlleuse, Paris, Seuil, points histoire ,2005.
    Engagés dans une lutte clandestine à la vie à la mort, les résistants se posèrent avec insistance la question de savoir comment on écrirait un jour leur si singulière histoire. La Libération à peine survenue, acteurs et historiens s’attelèrent à la tâche avec le soutien actif du pouvoir politique. Des efforts tenaces, sinon toujours convergents, composèrent au fil des ans une historiographie tissée de plusieurs milliers de publications et traversée de passion, de débats, de polémiques. Cette historiographie n’aura cessé d’être tenaillée entre la nécessité de respecter une épopée où l’éthique a joué le premier rôle et l’obligation de mettre à distance et en perspective les événements qui l’ont jalonnée. Comment historiens et acteurs ont-ils composé avec cette double exigence? S’il faut défaire les pieuses légendes quand leurs liens avec la réalité sont ténus, on ne saurait pour autant faire fi du prestige, source de légendaire, que cette histoire secréta jour après jour alors qu’elle se frayait dangereusement un chemin. En somme, comment, depuis soixante ans, a-t-on tenté de rendre compte des spécificités et de la complexité de la Résistance française? Voilà l’objet de cet essai.

 

  • LABORIE Pierre, Les Français sous Vichy et l’occupation, Toulouse, Milan, « les essentiels, 2003.
    La vie et les comportements des Français sous l’occupation allemande de 1940 à 1945 : le quotidien pour une nation de femmes et d’hommes qui nous semblent proches et qui pourtant vécurent les fureurs de l’Histoire avec des modes de pensée à des années-lumière des nôtres. Dans un pays humilié par une terrible défaite, soumis à une occupation de plus en plus implacable, les Français se déchirent. Cette crise d’identité nationale touche au tréfonds de la conscience collective, aux fondements de l’idée de patrie et de nation. Ce livre s’efforce de tracer des lignes de partage, sans tomber dans des simplifications sommaires, pour faire comprendre ce qui pouvait se passer alors dans les têtes et les cœurs.

 

  • MARCOT François ( dir), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, 2006
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, des hommes et des femmes ont souffert leur vie et leur mort pour que soient rendus à la liberté française son feu et ses épines. Ce Dictionnaire historique de la Résistance est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme qui relate leur aventure. On y trouve à la fois le chant général d’une époque noyée de deuils et de sang, quand des François se récitaient en secret des vers d’Aragon et lisaient des articles de Camus dans Combat, et l’épopée de tous ceux qui, par leur courage et leur verbe, leurs souffrances aussi, ont racheté la défaite française de 1940 devant la force nazie. Voici donc présentés, en un seul volume, les acteurs, les territoires, les mouvements et les réseaux, les organisations civiles et militaires, les actions et les combats de la Résistance intérieure et de la France libre. La Résistance a participé à la fondation de la France contemporaine. C’est pourquoi ce Dictionnaire, avec plus de mille entrées, s’accompagne, c’est l’une de ses originalités, d’une réflexion inédite sur ces temps troublés et sur l’écriture d’une histoire souvent complexe. Au-delà de la dette d’un pays à l’égard d’une élite qui s’est bien souvent sacrifiée, cet ouvrage est un témoignage de premier ordre sur la légitimité de certains refus et la liberté de penser et d’agir. Daniel Rondeau.

 

  • CAITOCULI G, BROCHE F et MURACCIOLE J.F ( dir), Dictionnaire de la France libre, Paris, Robert Laffont, 2010.
    Après deux dictionnaires consacrés l’un à la Résistance – aventure collective par excellence – et l’autre à Charles de Gaulle – aventure essentiellement individuelle -, la collection “Bouquins” publie, soixante-dix ans après l’appel du 18 Juin, un Dictionnaire de la France Libre retraçant “une histoire collective faite, comme la Résistance intérieure, de la conjonction de destins assumés et nourrie d’initiatives individuelles”, selon la formule de Jean-Louis Crémieux-Brilhac.La France Libre – prolongée par la France Combattante et le CFLN-GPRF – est d’abord l’épopée de ces “hommes partis de rien” (René Cassin) et venant de partout pour répondre à l’appel du général de Gaulle, animés à la fois par le refus de la défaite et la volonté de combattre l’occupant : “Leur décision est individuelle, écrit Max Gallo dans sa préface. Leur refus absolu est enraciné dans un attachement viscéral à la patrie. Ce n’est point une question d’opinion, de confession, de situation sociale : c’est le patriotisme qui les emporte. Ils ne peuvent pas se soumettre. Ils n’admettent pas l’abaissement de la France.” Il n’est pas un aspect de la vie nationale qui ait échappé à la France Libre, de la mise sur pied d’une armée réunifiée à la gestion des territoires coloniaux, en passant par l’animation de la vie culturelle, l’encouragement à la recherche scientifique et la préparation des réformes économiques, sociales et politiques de la Libération. Malgré l’extrême modestie de ses moyens initiaux, la France Libre est peu à peu parvenue à incarner la France.

 

  • QUELLIEN Jean, La Résistance, Orep editions, 2007.
    Le 18 juin 1940, à la BBC, de Gaulle appelle les Français à la résistance. Bien peu le rejoindront à Londres, mais, en France même, des hommes et des femmes expriment très tôt leur refus de la défaite et de l’occupation, à la fois par des actes symboliques et la mise en place des premiers mouvements et réseaux. L’entrée résolue des communistes dans l’action en 1941, l’invasion de la zone libre fin 1942 et le nombre croissant des réfractaires au STO en 1943 donnent à la Résistance une dimension nouvelle. Vient alors le temps de l’unification, menée à bien sous la houlette du général de Gaulle et de Jean Moulin. Pendant quatre ans, au prix de lourdes pertes, l’armée des ombres a renseigné les Alliés, diffusé quantités de tracts et de journaux, sauvé des milliers d’aviateurs, multiplié les sabotages, mis en place des maquis. En 1944, elle prend sa part à la libération du pays. Au-delà des aspects militaires, la Résistance a montré, sur le plan politique, que la France ne se confondait pas avec le régime collaborateur de Vichy.

 

  • VAST Cécile, Les Résistants en France, Milan, 2009
    Entre 1940 et 1944, dans une France au bord du précipice, une poignée d’hommes et de femmes refusent une occupation humiliante, ils refusent de consentir au principe de réalité et de renoncer à une certaine vision du pays. Même si ce refus conduit au sacrifice d’un grand nombre d’entre eux, leur engagement aboutira à la liberté.
    Ce livre tente de rappeler la complexité et la diversité de l’engagement résistant en France. Il s’efforce de montrer le vécu et l’environnement social de la clandestinité, de comprendre le sens donné par les acteurs à cette expérience singulière. Et il invite à réfléchir aux appropriations successives de la Résistance et à ses interprétations.

 

  • WIEVIORKA Olivier, Histoire de la Résistance, Paris, Perrin, 2013.
    Parce qu’elle repose sur l’engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes. Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s’unir à l’ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d’une Résistance regroupée derrière l’altière figure du général de Gaulle. Ce livre aborde sans tabous l’ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l’armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l’efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l’engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l’histoire et la mémoire nationales.

 

  • AGLAN Alya, Le temps de la Résistance, Arles, Actes Sud, 2008.
    Universitaire, spécialiste de la Résistance, Alya Aglan propose enfin un panorama synthétique de cette partie de notre histoire qui demeure encore obscure et qui nous hante. Pour clarifier cette époque, elle a choisi comme mode de compréhension le temps et, ce faisant, elle nous permet d’appréhender sous un tout autre angle les acteurs, les enjeux et les valeurs de la Résistance. Loin des querelles d’historiographes et des problèmes de personnes où se sont souvent enfermés les spécialistes, Alya Aglan prend la Résistance comme un bloc. Ne plus douter de la qualité et du courage qu’il fallait pour résister, tel est le parti pris qu’elle adopte, faisant converger faits et témoignages pour apporter un éclairage nouveau sur cette révolution comparable à la Révolution française. Au fond de l’histoire il y a des sentiments, disait Lucien Febvre. Des sentiments, le lecteur en éprouve beaucoup : il perçoit dans toute leur gravité la prise de risques de celles et ceux qui décidèrent d’entrer dans l’action, de faire basculer leur vie, cette urgence aussi, et cette ombre de la mort planant sur les personnages célèbres ou anonymes que raconte ce livre hommage… Mais c’est aussi un livre d’insoumission : Alya Aglan se nourrit des archives de la clandestinité, des mémoires des protagonistes, des archives secrètes. L’Occupation a été vécue comme une attente, un temps hors de la vie, et la Résistance fut une volonté de vivre contre un temps bloqué. Alors que le totalitarisme annule le temps, la Résistance est créatrice de temps, elle dévoile à l’homme un nouvel accès à l’Histoire. Enfin, ce livre propose un horizon élargi en invitant à comparer les projets d’avenir des Résistances française, allemande, italienne…

 

 

Revues

  • Vichy, la Résistance , la collaboration, La Documentation  photographique N° 8121
  • Itinéraire d’un français libre, Jean Marie Boris, Espoir n° 159.
  • Qui étaient les français libres ? F. Broche, espoir n° 159.
  • Résistants et collaborateurs : les français dans les années noires, Histoire n°80, août 1985.
  • Résister, collection de l’histoire, n° 37, décembre 2008.
  • Les mouvements de résistance, historiographie et état des connaissances, Bruno Leroux , in la lettre de la fondation de la résistance, décembre 2013.
  • Dossier sur la Résistance, « Historiens et Géographes » n°430 mai-juin 2015 et n° 431 juillet-août 2015, coordonné par Jean Marie GUILLON et Bruno LEROUX. Un tiré à part rassemble le contenu des deux numéros, en vente auprès de l’APHG

 

 

Témoignages

  • AUBRAC Lucie, Ils partiront dans l’ivresse, journal, Paris, le Seuil Points, 1984.
    Ce livre est le ” journal ” d’une résistante. Neuf mois de la vie d’une mère de famille enceinte d’un second enfant, professeur d’histoire et de géographie qui, à ses heures perdues, fait évader quatorze personnes (dont son mari arrêté avec Jean Moulin par Klaus Barbie), passe les douanes avec des silencieux de revolvers, ravitaille les clandestins en faux papiers et les collabos en confiture au cyanure. Une femme qui n’a jamais perdu son sang froid ni son humour, sauf le jour de son accouchement à Londres. Le journal de Lucie Aubrac a été porté à l’écran par Claude Berri.

 

  • AUBRAC Lucie, La Résistance expliquée à mes petits-enfants, Paris, seuil, 2003.
    Que fut réellement la Résistance au temps de l’occupation allemande ? Comment fut-elle vécue, au jour le jour, par ces hommes et ces femmes que réunissait un même refus de la défaite et de la servitude ? Comment parvinrent-ils à créer des réseaux actifs, à diffuser une presse clandestine, à entreprendre des actions militaires ? Au-delà des polémiques et des légendes, c’est la quotidienneté d’un combat que raconte ici Lucie Aubrac. Sur un ton direct, avec clarté et patience, elle répond aux questions de ses propres petits-enfants, mais aussi à celles de milliers d’écoliers ou lycéens qu’elle rencontrait chaque année avant sa disparition en 2007.

  • Daniel CORDIER, Alias Caracalla, Gallimard, 2009
    Voici donc, au jour le jour, trois années de cette vie singulière qui commença pour moi le 17 juin 1940, avec le refus du discours de Pétain puis l’embarquement à Bayonne sur le Léopold II.
    J’avais 19 ans. Après deux années de formation en Angleterre dans les Forces françaises libres du général de Gaulle, j’ai été parachuté à Montluçon le 25 juillet 1942. Destiné à être le radio de Georges Bidault, je fus choisi par Jean Moulin pour devenir son secrétaire. J’ai travaillé avec lui jusqu’à son arrestation, le 21 juin 1943. Ces années, je les raconte telles que je les ai vécues, dans l’ignorance du lendemain et la solitude de l’exil.
    J’ai choisi pour cela la forme d’un ” journal “, qui oblige à déplier le temps et à fouiller dans les souvenirs. Les conversations que je relate ont pris spontanément la forme de dialogues. Qu’en penser après tant d’années ? J’ai trop critiqué les souvenirs des autres pour être dupe de mes certitudes : là où finissent les documents, commence le no man’s land du passé, aux repères incertains. Mais s’il est dans la nature d’un témoignage d’être limité, il n’en est pas moins incomparable : instantané du passé, il permet de faire revivre les passions disparues.
    J’ai consacré beaucoup de temps et de soins à traquer la vérité – elle seule donne un sens à une telle entreprise – pour évoquer le parcours du jeune garçon d’extrême droite que j’étais, qui, sous l’étreinte des circonstances, devient un homme de gauche. La vérité est parfois atroce.

  • HUMBERT Annie, Notre guerre, journal de Résistance 1940/1945, Paris, Tallandier, 2004
    Agnès entend l’appel d’un ” cinglé ” à la radio un soir de juin 1940 : sur la BBC, de Gaulle exhorte les Français à ne pas se résigner. Aussitôt elle s’engage et participe à l’élaboration du réseau du musée de l’Homme, première forme de résistance à l’occupant. De la déportation à la lutte aux côtés des forces américaines, cette historienne de l’art va connaître un destin exceptionnel. Agnès Humbert est historienne d’art quand débute la Seconde Guerre mondiale. Elle a fait partie du tout premier mouvement de résistance en zone occupée : le réseau du musée de l’Homme. Elle est morte en 1963.

  • SCHOLL Inge, La Rose blanche, Editions de Minuit, 1962)
    “Le printemps 1943. La bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait : “Ont été condamnés à mort pour haute trahison : Christopher Probst, 24 ans,Hans Scholl, 25 ans, Sophie Scholl, 22 ans.” Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d’un mouvement de résistance, “La Rose Blanche”, dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.Inge Scholl, la soeur de Hans et Sophie, raconte ici leur histoire : l’enfance en Bavière dans une famille protestante, l’entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre.”La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée.”Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l’honneur de l’Allemagne. Pascal disait : “Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger.” Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd’hui.”

  • D’ARAGON Charles, La Résistance sans héroïsme, Ed. du Tricorne, 2001

 

  • BENEDITE Daniel, Un chemin vers la liberté sous l’Occupation. De Varian Fry au débarquement en Méditerranée. Marseille-Provence 1940-1944, Éditions du Félin, Paris, 2017.

  • GEORGES PICOT Grégoire, L’innocence et la ruse. Des étrangers dans la Résistance en Provence, Ed. Tirésias, 2000
    ​Recueil de témoignages de résistants (d’origine étrangères et communistes) qui couvre l’ensemble de la région

 

  •  « Pourquoi je suis républicain » in L’Etrange défaite, Marc Bloch, rééd. Folio Gallimard

  • Résistance (1927-1943), Pierre Brossolette, coll. Opus, Odile Jacob

  • Le Cahier rouge du maquis, Gleb Sivirine, Artignosc, Parole éditions, 2007
    «Le cahier rouge du maquis» est le journal de G. Sivirine qui a commandé le maquis de l’Armée secrète sur le plan de Canjuers, dans le haut Var.

 

 

 

Romans

  • KESSEL Joseph, L’armée des ombres, Pocket, 2001
    Londres, 1943, Joseph Kessel écrit L’Armée des ombres, le roman-symbole de la Résistance que l’auteur présente ainsi :
    ” La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (…) Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.

  • GARY Romain, La promesse de l’aube, paris, Gallimard, folio, 1960
    – Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
    Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports :
    – Alors, tu as honte de ta vieille mère ?

  • VERCORS, Le silence de la mer, livre de poche, 1967
    En 1941, Jean Bruller, dessinateur et graveur, crée dans la clandestinité Les Éditions de Minuit, qui publient en 1942 une nouvelle intitulée “Le Silence de la mer”. Ce récit marque le début de la carrière littéraire de son auteur, Jean Bruller lui-même, qui le signe de son nom de résistant, Vercors. Poussant la sobriété aussi loin que possible, Vercors y met en scène la résistance passive et muette qu’un homme et sa nièce opposent à l’envahisseur, représenté ici sous les traits d’un officier allemand ayant réquisitionné une chambre chez eux. Werner Von Ebrennac, musicien cultivé, élégant et extrêmement civilisé, croit en la fraternité des peuples et pense qu’au sortir de cette guerre, la France se relèvera plus grande que jamais. Issu d’une famille de tradition francophile, il tâchera de se faire accepter par ces deux personnages qui, malgré eux, ressentent toute la noblesse d’âme de leur ennemi. Jusqu’au jour où le silence, dont on pouvait croire qu’il dissimulait, tel celui de la mer, le grouillement de toute une vie en profondeur qui n’attendait que la délivrance, change de nature et devient un silence de désespoir et de mort. 

Bandes dessinées

  • Tom Morel, vivre libre ou mourir, Jean François Vivier et Pierre-Emmanuel Dequest, Artège, 2012

 

  • La bête est morte, Calvo, 1944, rééditée en 1995

 

  • Il était une fois en France, 6 tomes, de F Nury et S. Valle, Paris, Glenat, 2009-2014

 

  • Le sursis ( en 2 tomes), Jean Pierre Gibrat, Dupuis/Aire libre, 2012

 

  • Le Vol du corbeau (en 2 tomes), Jean Pierre Gibrat, Dupuis/Aire libre, 2002/2005

 

  • Elle (en 2 tomes), Fanny Montgermont, Paquet, 2003/2005

 

  • Femmes en résistance (en 4 tomes), Emmanuelle Polack, Francis Laboutique et Régis Hautière Casterman, 2013

 

  • Combats des Justes : six récits de Résistance, Philippe Thirault, Delcourt, 2014

 

  • Clair obscur, Kathryn et Stuart Immonen, Glénat, 2014

 

  • Vivre libre ou mourir !, Jean-Christophe Derrien, Le Lombard, 2010/2014

 

  • Les Enfants de la Résistance, Vincent Dugomier et Benoit Ers, Le Lombard, 2015

 

  • La Fille au carnet pourpre, Roger Faligot et Alain Robert, Steinkis, 2016

 

  • Les Enfants de la liberté, Marc Lévy, Casterman, 2013

 

  • Vivre à en mourir, Jeanne Puchol, Le Lombard, 2014

 

 

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