Généralités sur le dispositif TraAM
 
Sous l'égide de la DNE A2 ( Direction du Numérique pour l'Education ), le dispositif TraAM permet de mettre en valeur et augmente la visibilité des projets innovants en documentation menés par les académies. Il permet également aux académies de constituer ou de continuer à faire fonctionner des groupes de travail, de développer des échanges inter -académiques et/ou avec des partenaires extérieurs à l'Éducation nationale.
 
Un appel à proposition autour de grands thèmes est envoyé aux académies. Ces dernières proposent la participation d'équipes disciplinaires ou pluridisciplinaires sur ces différents thèmes.

Le regroupement des équipes de différentes académies autour d'un même thème permet de réaliser une mutualisation inter -académiques de la réflexion et des pratiques.
Un certain nombre de ces actions impliquent des documentalistes et les CDI. Les académies de doivent de produire un document de synthèse comprenant la présentation du projet, les objectifs, la mise en oeuvre, les outils utilisés, l'évaluation, les difficultés rencontrées,  les plus -values élèves, les plus -values enseignantes, les perspectives.
 
 Mutualiser la réflexion et les pratiques
Les actions mutualisées, pilotées par le bureau des usages et des services numériques de la sous direction des technologies de l'information et de la communication s'inscrivent dans le cadre du développement des usages des TICE et de leur généralisation dans les disciplines.
 

 

Cette année, les équipes ont travaillé et mutualisé sur la thématique suivante :

“Créativité et coopération en documentation" Comment le professeur documentaliste peut-il développer une véritable pédagogie de la créativité ? Comment enseigner autrement, que ce soit dans le cadre d'enseignements info-documentaires, de l'éducation aux médias et à l'information (EMI), de la liaison inter-cycles, des dispositifs (accompagnement personnalisé, EPI, TPE,...) ou encore lors d'activités périscolaires ? Comment développer le sens créatif, la collaboration et la mutualisation des élèves en situation pédagogique et éducative et en situation de production ?


Les axes de travail choisis par l'académie de Nice

Axe 1 : L’originalité des productions proposées aux élèves (supports pédagogiques et réalisations de l’élève) induit-elle forcément le développement de la créativité et de la coopération des élèves ?

1.1 Quelles plus-values (du point de vue créativité et collaboration) chaque type de production apporte-t-il ?

Nice : créa’fictions      Caroline Soubic Géraldine  Mocquais Aurélia Riss    Armelle Cendo 

Académies partenaires : Limoges, Besançon, Versailles  

En quoi des productions numériques “originales” peuvent faciliter l’expression de la sensibilité personnelle des élèves vis-à-vis de leurs lectures ?

L'article réflexif permettra de mieux comprendre comment la lecture peut-être à la fois un moyen pour sensibiliser les élèves aux enjeux esthétiques et humains d'une oeuvre artistique et agir comme un vecteur de création et de production chez les élèves rendus "acteurs et actifs". Réaliser des productions originales implique d'apprendre à co-écrire avec l'enseignant. Ce sera l'occasion pour l'élève d'expérimenter un autre rapport au groupe et d'instaurer avec l'enseignant une nouvelle dynamique de travail. 

Valoriser les productions des élèves quand elles trouvent leur place sur le portail documentaire (e-sidoc), directement sur les livres renvoyant aux productions des élèves, permet d'enrichir les propositions du CDI et de rendre l'élève responsable de son lieu de lecture qui devient un lieu d'expression mais aussi un lieu d'échanges. 

Quand la valorisation des productions d'élèves ne se limite pas aux ENT ou au portail documentaire, mais s'étend plus largement sur Internet, l'élève apprend les règles de publication dans la société du numérique, directement en lien avec l'acquisition d'une pratique citoyenne des médias, et les compétences d'Education aux Médias et à l'Information (EMI). 

Notre article propose une trame d'organisation de séances pédagogiques conduites dans le cadre de ce projet, expose les pré-requis, les démarches administratives, les freins, les difficultés techniques éventuelles rencontrées.

Enfin, notre expérience nous permet d'envisager la mise en place d'un concours Crea'fictions. Vous trouverez le cahier des charges relatif à la mise en place d'un concours de booktrailers. 

Créa\'fictions ; quand la fiction devient création


1.2. Interroger le statut des productions des élèves, leur réinvestissement, leur pertinence et leur pérennité pour l’établissement

Créer et s'approprier un média scolaire : Place et rôle du professeur documentaliste dans la création, l'élaboration et la diffusion d'un média scolaire.

Académies partenaires : Nancy-Metz, Nice, Versailles 

Réunis par des travaux autour des médias, nous avons choisi d'orienter la réflexion sur la créativité et la collaboration à travers le prisme des médias scolaires. A l'ère du numérique, les possibilités sont multiples ; il s'agissait donc de poser les bases d'un questionnement nécessaire à la création, l'élaboration et la diffusion d'un média scolaire, outil fondamental d'éducation aux médias et à l'information. http://eduscol.education.fr/cid83623/l-emi-dans-la-loi-de-refondation-de-l-ecole.html

Comment penser cet outil pour en faire une véritable source de collaboration et de créativité, tout en évitant les nombreux écueils pouvant conduire à un échec ? Quels sont les points d'appui et les leviers ?

Quatre  cartes mentales rendent compte de notre réflexion.

 

L'article complet est disponible en suivant ce lien 



Axe 2 : Favoriser l’engagement de la communauté éducative dans l'établissement : un levier pour la créativité et la coopération ?

2.1 La responsabilisation des élèves et des adultes par rapport au lieu et aux ressources (formation à la médiation)

Académies partenaires : Aix-Marseille, Nancy-Metz, Nice, Toulouse

Nice / Coop’et’Actions / Géraldine Mocquais et Grazyna Joubert 

La groupe a démarré l'année sur un questionnement commun : comment développer des valeurs citoyennes (solidarité, entraide, empathie, prise en compte de l’autre ) au sein du CDI? Comment le professeur documentaliste peut-il faire du CDI un lieu de créativité et de coopération dans l'établissement scolaire? In fine, comment valoriser ces apprentissages ? 

Afin de répondre à ce questionnement, chaque enseignant documentaliste partenaire a mis en place des projets coopératifs et créatifs au sein de son établissement impliquant un changement de posture de l'enseignant et une participation renforcée des élèves (coopération ou tutorat par exemple). 

Les moyens de communication utilisés pour les échanges entre professeur documentalistes: échanges de mails, création d'un mur collaboratif, visioconférences, écriture d'un article collaboratif. 

La problématique de notre groupe a été développée dans un article coécrit intitulé : Libérer la créativité des élèves en les responsabilisant au sein du CDI (en cours de validation, déja publié par les autres académie, lien à venir)

Chaque projet a fait l'objet d'un article individuel : 

- Le projet « Défi-citoyenneté » a permis aux élèves de rompre avec les habitudes d’assistanat des années du primaire, de développer certains comportements relationnels, tels que l’entraide, la coopération, la responsabilisation... Il a été basé sur une bonne préparation préalable du projet et la posture du professeur documentaliste qui favorisait l’autonomie grâce à l’accompagnement plus discret. Les films produits par les élèves sur trois grandes thématiques ont développé chez eux quelques compétences numériques et une grande satisfaction personnelle. (article en cours de validation).

- Dans le cadre du groupe Proj’action, la coopération a surtout pris la forme d’un travail de groupe. Les élèves ont co-construit des projets permettant tantôt de mettre en valeur les compétences de leurs camarades, tantôt de développer une forme d’entraide citoyenne dans l’établissement. (article en cours de validation)

- Dans le cadre du projet des élèves conseillers techniques, il s’agit de valider des compétences techniques de certains élèves et de les renforcer. Les élèves sont recrutés après un entretien d’embauche qui nous permet d’évaluer non seulement les compétences techniques des élèves mais également leur esprit d’initiative et leur volonté d’aider leurs camarades. Les élèves ont expérimenté une forme de tutorat et réalisé des tutoriels. (article en cours de validation)



Axe 3 : Quelles modalités mettre en oeuvre pour favoriser la créativité et la coopération des apprenants ?

3.1 Les modalités pédagogiques en direction des élèves ( temps, lieux, organisation, activités...)


Nice : Karine Labrousse :

Académies partenaires : Besançon

Pédagogie créative et collaborative avec les outils du web 2.0 : En quoi les outils du web 2.0 peuvent-ils susciter la créativité et faciliter la coopération entre des élèves de 3ème et de seconde dans le cadre de la liaison collège-lycée ?co-construction de production numériques diverses et journée inter-établissements.

En quoi les outils numériques peuvent-ils susciter la créativité et faciliter la collaboration entre élèves d’établissements différents ? Quelle complémentarité avec les rencontres en présentielles ?

 

Suivre le lien pour voir l'article détaillé



3.1 (bis) Les modalités pédagogiques en direction des élèves ( temps, lieux, organisation, activités...)


Thomas Bréant (pour Nice) : L'incubateur d'idée ou le Fab Lab mutlimédiatique

Académie partenaire : Marion Forlini de Versailles et  Florence Marcadent d'Aix-Marseille

L'objectif visé était d'observer les modalités de coopération et de créativité développées par les élève (ou mises en place par les professeurs) dans un Créa-Lab ou un Fab-Lab. L'objet de cette mutualisation a été de partager les points de vue, les différences et les dynamiques qui se dégagent de ce genre d'espace afin d'en tirer les avantages pour les parcours et l'acquisition de compétences par les élèves. En outre, nous espérons en partager les expériences pour une instauration sur le long terme dans un établissement scolaire.

 

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Les échanges entre les académies se sont faits, entre autres, via le réseau social Viaéduc et, sur Twitter, via le hashtag #TraAMDoc. Les trois réunions nationales des référents TRaAM qui ont jalonné l'année sont consultables en suivant ce lien . La synthèse nationale 2016-2017 est disponible en suivant ce lien 

 

Nous remercions vivement mesdames D.Marchand et S.Sicard de Canopé DT PACA pour leur soutien et leur précieuse collaboration.

 

Ce projet a été développé dans le cadre des Travaux Académiques Mutualisés Documentation, en 2016 2017, entre les académies de Limoges (Sylvie Delord, Sylvaine Cassez), Besançon (Frédérique Verdera, Raphaël Heredia, Marion Bazeaud, Florence Langlois, Christine Cattet, Lucie Bouvier, Fabienne Migneret, Valérie Hilaire), Versailles (Cyrille Lendormy) et Nice (Aurélia Riss, Armelle Cendo, Géraldine Mocquais, Sophie Sicard (Canopé), Caroline Soubic)

Problématique : En quoi les productions numériques "originales" peuvent faciliter l'expression de la sensibilité personnelle des élèves vis à vis de leurs lectures ? 

 

 

 

1/ La lecture pour sensibiliser les élèves aux enjeux esthétiques et humains d'une oeuvre artistique

Pour réaliser une production originale à partir d'une lecture, l'élève analyse les thèmes, les personnages, les situations, l'intrique, le style, afin de recueillir les éléments nécessaires à l'écriture du scénario de sa production. 

L'élève devra aussi analyser ses émotions de lecteur (qu'ai-je ressenti face à telle situation ?, face à tel personnage ?, telle problématique du livre ...) pour construire son point de vue, son parti-pris, qui servira de socle à sa production et qui en sera aussi un gage de réussite. 

Grâce à cette analyse, nécessaire à l'élève avant de produire, la lecture peut agir comme un levier pour se comprendre, appréhender le monde et les autres, analyser ses émotions de lecteur.

 

2/ La lecture comme vecteur de création et de production chez des élèves rendus "acteurs et actifs"

Dans un deuxième temps, la lecture intervient comme un levier créatif : à partir de sa lecture, l'élève va devenir à son tour le créateur, le metteur en scène de ses émotions et de son ressenti de lecteur. Libérer l'expression créative des élèves permet de les conduire à une étape de construction. Cette étape amène l'élève à une mobilisation de nouvelles compétences :

  • Planifier son travail : il faut réaliser un plan du scénario
  • Se questionner (questionnement quintilien), trier, sélectionner les moments importants, les personnages principaux/secondaires, ce que l'on choisit de montrer (ou de ne pas montrer), de dire ou ne pas dire. Pour réaliser sa production, l'élève peut choisir d'adopter le point de vue d'un personnage.
  • Sélectionner : sur quels éléments de l'histoire mettre l'accent, et comment ? Organiser : quels sont les éléments importants ? Comment les valoriser dans le scénario ? Pourquoi ?

3/ Co-écrire, co-construire en groupe avec l'enseignant

Les élèves ne sont pas exempts de la peur de la page blanche. Ecrire nécessite confiance en soi et implication personnelle. La co-construction du scénario va contribuer à amener l'élève d'une posture passive à une posture d'élève acteur/auteur de façon efficiente et dédramatisée. 

En mutualisant leurs idées, les élèves vont pouvoir s'approprier leur projet et intervenir pleinement dans le processus de création et devenir force d'initiative et d'idées nouvelles : émulation et confiance en soi, développement de l'autonomie, confrontation et échanges, prise de risques. La co-écriture favorise l'appropriation du projet par le collectif et donc l'émergence du groupe d'écriture collaborative.

Travailler, co-écrire en groupe contribue à l'émergence de nouvelles compétences : 

4/ L'élève diffuseur de contenus, acteur de la mise en valeur des ressources du CDI : 

En intégrant au sein de la notice documentaire sur BCDI (au niveau du résumé), les productions des élèves mises en ligne (en reportant le code iframe), elles apparaissent sur le portail documentaire (esidoc) ; que ce soit des enregistrements hébergés sur soundcloud (présentations orales), sur YouTube (booktrailers, booktubes),des infographies (telles que piktochart). 

L'élève est donc acteur du CDI et de son portail documentaire.

Exemples d'intégrations Portail E-sidoc collège wallon

En valorisant les productions des élèves sur le portail documentaire ou par l'apposition de QRCodes sur les livres, renvoyant aux productions des élèves, on leur permet aussi de participer à la vie du CDI: leurs contributions, leurs productions originales permettront de valoriser les ressources présentes dans le CDI ; elles sont utiles à la communauté d'utilisateurs de l'établissement. 

Ainsi, on rend l'élève responsable de son lieu de lecture qui devient un lieu d'expression mais aussi d'échanges. 

Le CDI devient alors un laboratoire d'expérimentation où l'on peut trouver ressources, conseils et compétences par le biais des professeurs documentalistes, mais également des ressources matérielles qui permettront à l'élève de produire de façon originale. Le rapport entre élèves et enseignants est alors modifié, dans le sens où il y a une co-construction, un enrichissement par l'échange d'idées. 

5/ Utiliser des outils numériques pour produire du numérique en retour

Prendre en main des outils, se les approprier, permet une meilleure compréhension des mécanismes à l'oeuvre dans la sphère du numérique, la façon dont sont structurés les objets numériques rencontrés sur la toile et d'acquérir une distance critique nécessaire. Apprendre à créer avec le numérique, c'est aussi apprendre à "décrypter" le numérique. 

Acquérir les techniques nécessaires à la manipulation des outils de création en ligne permet aux élèves de se familiariser avec des outils de création, de plus en plus utilisés par les médias (infographies, avatars, vidéos animées ...). 

6/ L'élève créateur producteur dans la société numérique : de nouvelles opportunités à maîtriser, des compétences à acquérir

Réaliser des booktrailers permet aussi à l'élève de développer des compétences info-documentaires. Cette activité permet de créer de manière responsable. Les notions liées à la propriété intellectuelle (droit de l'image, droit à l'image, utilisation de ressources livres de droits) sont abordées avec les élèves en s'engageant dans un projet de création et publication en ligne utile aux usagers de l'établissement. 

Autre compétence à faire acquérir à nos élèves créateurs : la publication de manière responsable sur les outils de réseautage social Réfléchir aux traces laissées sur le web, se créer une identité numérique individuelle au sein du groupe, prendre en compte les destinataires, éditorialiser du contenu et diffuser sont des compétences intégrant la publication sur les réseaux sociaux. 

Une autre compétence qui est travaillée dans ce type de projet est l'acquisition d'une pratique citoyenne des médias, en lien avec les compétences d'Education aux Médias et à l'Information (EMI)

Réaliser, publier une production numérique collective en prenant en compte les destinataires

Intégrer la notion de propriété intellectuelle et de droit d'auteur en s'engageant de création et de publication en ligne, utile à la communauté d'utilisateurs de l'établissement. 

Adopter le principe de redocumentarisation, tout en tenant compte des licences creative commons. 

Mettre à disposition des ressources auprès de ses pairs qui pourront être réutilisées par le plus grand nombre, tout en utilisant des licences creative commons. 

7/ La mise en commun des productions

Une façon comme une autre d'acquérir un langage et des compétences réutilisables hors champ scolaire, et d'affiner l'esprit critique par une écoute collective des productions finales. Elle permet de développer des pratiques culturelles à partir d'outils de production numériques. C'est aussi un temps de valorisation de leur travail et de reconnaissance de leur investissement. 

8/ Les modalités d'organisation des séances pédagogiques conduites dans le cadre de ce projet

Ces projets s'inscrivent dans le parcours artistique et culturel de l'élève ainsi que dans le parcours citoyen. Ils peuvent ainsi faire l'objet d'une présentation à l'oral du Diplôme National du Brevet. 

Les professeurs documentalistes pour la réalisation de ces projets ont travaillé plus particulièrement avec les professeurs de lettres. 

Des partenariats ont également été développées avec les bibliothèques, le CLEMI (pour l'Académie de Nice, notamment pour la Minute livre sur Cap Radio (à voir ici), le Canopé, et la DANE. 

Selon les projets et niveaux, ils ont été menés dans le cadre de la classe, dans le cadre des EPI, Domaine Culture et créations artistiques (collège H. Wallon La Seyne (Nice)), de l'AP (collège R. Carlès, Contes (Nice)). Une émission littéraire et une scène filmée d'un passage de livre ont été réalisés dans le cadre du prix littéraire Paul Langevin. 

Dans l'académie de Besançon, les booktrailers ont été réalisés dans le cadre d'une participation au concours Littér@tice : réalisation de booktrailers en vue de l'élection du meilleur partir du corpus proposé dans la base esidoc Litter@tice. Les booktrailers ont été réalisés le plus souvent dans le cadre des cours d'accompagnement personnalisé et de français pour les lycées. 

Au collège Victor Hugo de Tulles (académie de Limoges), les booktrailers ont été scénarisés puis réalisés, avec un professeur de français, sur les créneaux horaires communs français / EMI (2h/ quinzaine). 

 

Voici les productions réalisées dans le cadre de ce projet :

 

Prezi de présentation à Ecritech et aux Rencontres de l’Orme :
Le Prezi de présentation

Prezi “comment faire un booktrailer”
Comment faire un booktrailer

Le concours Littér@tice 2016-2017
Littér@tice 2016-2017

 

9/ Les pré-requis, les démarches administratives, les freins, les difficultés techniques éventuelles liées à ce type de projets

Avant de se lancer dans un tel projet, il est nécessaire que les élèves aient été sensibilisés aux droits à l’image, aux droits de l’image, à la notion de droit d’auteur, et aux droits de partage et utilisations des licences creative commons (cf article Wikipédia).

Avant de réaliser les types de productions faites cette année (infographies, booktrailers, capsules audios, animations), il est important de scénariser, de faire appel au questionnement quintilien, le choix de l’outil pour la réalisation de la production viendra par la suite. Cela permettra également de réfléchir aux lieux nécessaires pour la réalisation du booktrailer (en tenant compte des autorisations nécessaires s’il y a lieu).

Mettre en place ce type de projet au sein d’un établissement, même si l’engouement est partagé (enseignants de français, élèves) n’est pas toujours sans difficultés. Elles peuvent concerner plusieurs aspects :

Les démarches administratives : Sur tous les outils en ligne, et la plateforme de streaming, il est nécessaire d’avoir un compte classe avec lequel les élèves peuvent écrire, produire. Pour cela, il est nécessaire d’avoir l’accord du Chef d’établissement, qui est le directeur de publication du compte. Une charte d’utilisation des outils doit être rédigée avec les élèves. Il faut également faire remplir aux responsables légaux (pour les élèves mineurs) ou aux élèves majeurs, les autorisations de captations d’images, de sons, mais également les autorisations individuelles de publication. Le conseil d’administration doit également être informé de l’ouverture de ces comptes et de l’utilisation pédagogique qu’il en est faite.

L’aspect technique : Si on utilise des outils en ligne tels que moovly, powtoon, animoto, animaker, le débit interne de l’établissement doit être suffisant pour ne pas ralentir le travail des élèves quand ils travaillent ensemble.
Tous les établissements ne bénéficient pas de tablettes. Il est possible pour ce type de projets de se tourner vers les Canopé ou la DANE pour des prêts de matériel mais également un accompagnement pédagogique. Avant la séance, il est nécessaire de vérifier que les applications fonctionnent correctement, ou ont été paramétrées. Il faut également vérifier s’il y a besoin d’utiliser, ou pas, la connexion à la borne Wifi de l’établissement (s’il y en a une), tout en prenant en considération les aspects techniques liés à cette connexion. Par exemple, pour utiliser iMovie, il n’y a pas besoin de connexion internet. Pour utiliser adobe voice, il n’y a pas besoin de connexion internet, cependant, il faut avoir paramétré au préalable l’application avec un compte adobe, pour cela il faut une connexion internet.

Les habiletés numériques des élèves peuvent être d’une grande hétérogénéité. Sur un tel projet, il est important de répartir les rôles entre les élèves, entre les capacités rédactionnelles, techniques, esthétiques. Chaque élève trouve sa place au sein du groupe.

Les attentes des enseignants : certains collègues ne se rendent pas toujours compte que ce type de productions demandent du temps. Du temps pour scénariser, du temps pour prendre en mains l’outils de création, du temps pour harmoniser le travail au sein du groupe, du temps pour se tromper… Et recommencer !
Il est donc important d’établir en amont avec notre partenaire dans ce projet (qui est souvent le professeur de français) un nombre de séances suffisants, adapté aux besoins des élèves afin de leur permettre de réaliser des productions de qualité dont ils pourront être fiers, qu’ils auront envie de montrer (à leur famille ou leurs amis) et de partager (réseaux sociaux, site d’établissement, concours, défi Babélio, prix littéraire à l’adresse des collégiens (Prix Paul Langevin).

 Fiche outil Internet responsable : se documenter, publier.

10/ Vers un concours académique créafictions

Mise en commun hors les murs de l’établissement : un concours à l’échelle académique permettrait de créer une dynamique autour de productions originales réalisées par les élèves à partir de leurs lectures.
Notre réflexion, notre travail et nos retours d’expérience nous permettent aujourd’hui de finaliser le cahier des charges du concours.

 CAHIER DES CHARGES POUR L’ORGANISATION D’UN CONCOURS ACADEMIQUE CREA’FICTIONS : Ce dernier est disponible en pdf en pièce jointe. 

Objectif : rendre compte d’une lecture en favorisant la créativité des élèves

Choisir un livre

Définir la forme, les outils, le support de diffusion...

Un Booktrailer ?
Une chronique type booktubers ?
Une présentation orale ? Présentation à l’aide d’un avatar du type tellagami ou Voki / Une critique radio ? Une émission littéraire ?
Une infographie ?
Une critique littéraire partagée sur un portail documentaire, un site d’établissement, un réseau social ?

Ce modèle de cahier des charges a été élaboré dans le cadre des TRAAM Documentation 2016 2017, il concerne la réalisation de booktrailers, mais peut être repris pour les autres productions.


Cahier des charges pour la réalisation d’un booktrailer :
Avec quel outil ? Quelle application ?
Outil de présentation pour les profs :
Réaliser un booktrailer
Grille d’évaluation d’une vidéo :
Evaluer une vidéo

 

Avec tablette :
1 / outil capture vidéo / audio de la tablette + imovie
(attention pour les vidéos iMovie, prévoir de télécharger sur l’ordinateur sa production en MP4, avant l’export sur la plateforme de streaming)
2 / Moovly (payant depuis mai 2017)
3 / Adobe voice (nécessité de paramétrer l’application avec un compte adobe avant utilisation)
4 / Animoto (payant depuis avril, mai 2017)

Avec PC :
1 / caméra / tablette / appareil photo
2 / windows movie maker
3 / Powtoon
4 / Animoto (payant depuis avril, mai 2017)
5 / Animaker

Etape 1 - Écrire le scénario / préparer le tournage

Le scénario doit être le plus détaillé possible pour une réalisation rapide.

Découpage de l’histoire en plusieurs séquences narratives.
Découpage de chaque séquence en plusieurs plans.

Diapo / Séquence 1 : Accroche
Diapo / Séquence 2 : Contexte Qui, où, quand ?
Diapo / Séquence 3 : Présentation / image / vidéo / illustrant l’action
Diapo / Séquence 4 : Intérêt du livre / atmosphère / ambiance / genre / tonalité
Diapo / Séquence 5 : Titre / Auteur / 1ere de couv
Diapo / Séquence 6 : Adresse au lecteur / Signature / mentions légales

Élaboration d’un story-board (vers la fiche)
Etablir le plan de tournage (qui fait quoi ? liste des autorisations)

https://www.reseau-canope.fr/raconte-ta-ville/des-eleves-auteurs.html

Etape 2 : Réaliser et monter

Dimensions et poids de la vidéo : 1280 x 760 pixels (la vidéo doit respecter un ratio 16:9 et être minimum d’une taille 1280 x 720 pixels pour la HD)
Formats de la vidéo à l’export : mp4
Format des images fixes = png ou jpg
Durée maximale : entre 1:30 - 2:30
Conseils sur la qualité du son et de l’image (stabilisée)

Etape 3 : Visionner et Valider

Les droits à l’image des personnes et lieux filmés ou photographiés sont bien cités
Droits de captations de sons
Mentionner les droits d’utilisation des images fixes et animées (qu’elles soient produites ou repiquées)
Mentions légales : citer les prénoms des élèves (ou pseudos), les sources des médias récupérés en ligne (privilégier néanmoins les productions des élèves). Pour pouvoir citer les noms des élèves, avoir l’autorisation écrite des responsables légaux.

Etape 4 : Diffuser

Dépôt des vidéos :
Pour l’académie de Nice : Acamédia
Youtube / Dailymotion

Etape 5 :  Valoriser sur les portails documentaires et les E.N.T (par exemple Agora06, ATRIUM…)
Critère à prendre en considération : la durée de validité des autorisations parentales pour la captation d’images et de sons

 

En Conclusion :

Encourager les élèves à réaliser des productions originales à partir de leurs lectures, s’inscrit dans une politique d’incitation à la lecture « plaisir » et au bien-être. La lecture de certains livres peut aussi servir parfois de « guides » d’apprentissage dans la vie des adolescents.
Amorcée au CDI avec le professeur-documentaliste, cette relation au livre et à la lecture constituera pour les élèves une base solide pour la connaissance de soi et des autres, le ressenti et la verbalisation des émotions, une meilleure appréhension des affects, éléments nécessaires à la construction d’un sujet autonome, curieux, critique, capable d’interagir avec son environnement.

Armelle Cendo et Caroline Soubic

 

Le plan numérique pour l’éducation, impulsé en 2015 par le président de la République, a pour objectifs de « permettre aux enseignants et aux élèves de profiter de toutes les opportunités offertes par le numérique».

La tâche dévolue aux enseignants consiste à « mieux préparer les élèves à être acteur du monde de demain ». Et à « développer des méthodes d’apprentissages innovantes pour favoriser la réussite scolaire et développer l’autonomie ».

A l’ère du numérique, nos pratiques pédagogiques évoluent donc, à l’instar de la posture des apprenants.

Les outils du web 2.0 favorisent le travail collaboratif induit par les nouveaux enjeux de l’éducation aux médias et à l’information.

L’innovation pédagogique est susceptible de favoriser la créativité.

Nous avons choisi d’axer notre réflexion sur le numérique au service de la créativité.

En quoi les outils du web 2 .0 constituent-ils un levier pour développer la créativité ?

Notre travail, réalisé avec le logiciel Genial.ly, objet de la collaboration entre les académies de Besançon (Catherine Grisard) et de Nice (Karine Labrousse), tentera d’apporter des éléments de réponse à cette problématique.

 

Pour l'année 2016/2017, Mr Larcenet (professeur de mathématiques) et Mr Bréant (professeur documentaliste) du collège de la Marquisanne à Toulon proposent une expérimentation autour du concept  de Fab-Lab. Cette expérimentation est associée à Mme Marcadent de l’Académie d’Aix Marseille (et son idée de  Ateliers des talents) et de Mme Forlini de l’académie de Versailles (et le Fab-Lab littéraire) dans le cadre des  Traam Documentation2016-2017. Beaucoup de propositions de cet article sont le fruit des échanges pendant l'année dont voici un résumé en infographie : https://www.genial.ly/593e39439391775cf4c9efac/crea-lab-taam-documentation-2016-2017

 

Qu'est-ce qu'un Fab-Lab ?

Contraction de l’anglais « fabrication » « laboratory »

Signifie littéralement un "laboratoire de fabrication". Il s’agit d’un dispositif dont l’objet est de créer à plusieurs, des innovations qui peuvent ensuite être expérimentées facilement par des usagers, avec comme seule condition réaliser quelque chose qui soit utile.

 


Objectifs :

 

1-Proposer un espace et du matériel à la création d'objets multimédiatiques soit pour la scolarité de l'élève (EPI, devoirs ou AP) soit pour le loisir (jeux vidéo, photographie, vidéos). A l’origine, le fab-Lab s'oriente tout naturellement vers la création d'objets concrets mais ici nous visons plus humblement la création multimédia. Nous verrons à ouvrir à d’autre activités dans les années à venir.

2-Répondre à l'injonction quotidienne autour de l'utilisation du numérique : pour compenser le manque de matériel personnel des familles  et pour assurer une maîtrise des compétences dans un autre contexte (moins formel qu’une salle de classe). Au lieu de s'appuyer sur des items des programmes, nous proposons de nous appuyer sur l'imagination, l'initiative et l'autonomie des élèves pour trouver des idées de productions.

 


Comment faire ?

 

-Disposer pour les élèves d'un matériel adéquat et disponible à l'envie (sous surveillance d'un adulte).

-Baliser un temps régulier dans la semaine avec la consigne d'ouverture à tous sur une année entière.

-Avoir un personnel avec des compétences dans le domaine.

-Proposer des activités libres et des activités encadrées.

-Faciliter l'interopérabilité des supports.

-Favoriser l'open source et le partage des connaissances.

-S'appuyer sur des élèves-ressources pour alimenter ce partage et le travail collaboratif.

-Détacher le temps scolaire de ce nouvel "espace-temps créatif » : concept de Tiers-Lieu.

-Communiquer dans l'établissement pour lancer le mouvement :

 

Précision : Le BYOD vient de l'anglais "Bring Your Own Device", mot pour mot "amenez votre propre appareil" (AVAN en français). L'idée est de permettre aux élèves d'utiliser leurs téléphones ou leurs tablettes personnelles : soit pour utiliser les compétences que les élèves développent de manière informelle, soit pour bénéficier d'un équipement déjà présent dans les cartables. Elle implique une pédagogie particulière.

Pour plus d'information, la DANE de Nice publie des actualités sur le sujet : http://www.ac-nice.fr/dane/byod/byod


Pourquoi au CDI de la Marquisanne ?

 

Nous avons déjà expérimenté la création vidéo à travers un club de court métrage en 2015-2016. Le retour sur expérience fut très positif : la projection en avant-première d'un film a valorisé le travail des élèves et a permis de faire découvrir les techniques liées au monde du cinéma.

Nous disposons d'un temps et d'un espace ouvert sur la période méridienne.

Mr Larcenet et moi-même avons les compétences requises pour accompagner ce genre de création.

Il existe un historique d'expérimentations semblables dans l'académie à travers les Traam documentation (auxquels Mr Bréant participe). Nous ne partons pas de zéro et nous disposons de conseils précis pour son instauration dans l’établissement.

 


Les discussions pour une mise en route

 

-Pertinence de l’horaire à choisir pour avoir une séparation entre temps de classe et l’incubateur (et aussi l’EDT des personnels)

-Idées d’activité pour lancer l’incubateur : Vidéo / stop motion /création musicale / Design / Hologramme / création de logo / rédaction d’article et de tutos / VR

-Recensement du matériel déjà présent dans l’établissement :

10 postes élèves configurés "académie de Nice" sous Scribe

2 tablettes (prêt Canopé Var à l'année)

2 EePC

1 vidéo-projecteur

1 relieuse

1 plastifieuse

2 caméras HD avec micro et pieds +nappe pour fond vert

6 casques de RV en carton (où l'on met les smartphones)

1 pied pour smartphone

1 Mini-drone

 

… et évidemment du matériel personnel ramené de la maison (le fameux BYOD).

 


Déroulement sur l’année 2016/2017

 

Autonomie :

Puisque l’accès était libre, la difficulté a résidé dans la répétition des ateliers et des activités. Nous avons eu parfois l’impression de tourner en rond. L’instauration d’une autonomie dans les tâches ne va pas de soi. En effet, Il existe deux cas de figure :

1-L’élève vient au Lab avec une idée ou un besoin bien défini : alors l’autonomie s’installe rapidement dans la tâche et le professeur opère un accompagnement médié.

2-L'élève vient au Lab par curiosité et c’est aux professeurs présents d’animer des ateliers de démonstration d’outils. L’autonomie devient très relative et il faut trouver des mini-tâches pour créer une émulation.

Néanmoins, la solution est venue des élèves eux-mêmes : ils ont proposé de créer un blog de tutoriels pour éviter de répéter les ateliers sur les mêmes outils. J’ajoute que cela permet une autonomie individuelle plus grande puisqu’ils peuvent s’auto-former.

 

Collaboration :

Les élèves ont donc décidé d’entretenir un blog avec des tutos pour partager les savoir-faire et les productions :

http://0830181w.esidoc.fr/rubrique/view/id/28

 

 

Leur idée est de ne pas recommencer chaque atelier à zéro. Les nouveaux arrivants peuvent rejoindre le groupe et commencer une activité déjà abordée.

Ces nouveaux participants furent souvent aidés par des “anciens”.  Les tutoriels nous ont aussi permis de créer un historique des pratiques. D’ailleurs, nous allons pourvoir faire perdurer et partager les ressources, les outils testés et les productions sur le long terme. En outre, ils ont été obligés de prendre du recul sur les outils et la répartition des tâches pour pouvoir rédiger les articles (une sorte de métacognition : comment j’ai fait ?).

Enfin, certains élèves ont pris l’initiative de montrer aux autres comment faire.

Dans l’ensemble, la majorité des productions se sont faites à plusieurs : soit par nécessité (pas de matériel pour tous) mais aussi par envie de co-construire des réalisations collectives comme des clips en stop motion ou des vidéos.

 

 


Le rôle et positionnement des professeurs:

 

-Professeur décentré : nous avons pu apporter des réflexions et des connaissances. En effet, nous avons abordé des sujets tels que : les creatives commons, l’identité numérique, le rapport libre-propriétaire, le droit à l’image, la citoyenneté à l’heure du numérique … etc.

Ces savoirs ont été abordés de manière informelle. Néanmoins, ils ont pu participer à l’acquisition de compétences et de savoir-être pour les élèves (voir plus loin).

-Médiateur : entre le savoir et les élèves. Parfois, il faut recentrer les élèves vers ce qu’il est possible (ou non) de produire à cause de la difficulté de réalisation.

-Organisateur de l’espace : nous avons essayé de créer des espaces propices à la création  et à la mutualisation des ressources internes au collège.

-Accompagnateur : Il faut trouver des solutions à chaque mini-projet.

-Dénicheur de matériel : le plus dur est de trouver des supports, des tablettes, des ressources sans le budget qui va avec.

-“Lanceur d’idée” où le réflexe du Géo-trouve-tout : lorsque les élèves tournent en rond et que l’on n’a pas de moyens…

 

 

 


Savoirs et compétences du socle

 

1. Les langages pour penser et s'exprimer

« Comprendre, s'exprimer en utilisant les langages des arts et du corps »

Sensibilisé aux démarches artistiques, l'élève apprend à s'exprimer et communiquer par les arts, de manière individuelle et collective, en concevant et réalisant des productions, visuelles, plastiques, sonores ou verbales notamment.

                                                         

2. Les méthodes et outils pour apprendre

"La maîtrise des méthodes et outils pour apprendre développe l'autonomie et les capacités d'initiative ; elle favorise l'implication dans le travail commun, l'entraide et la coopération

 

« Coopération et réalisation de projets »

L'élève sait que la classe, l'école, l'établissement sont des lieux de collaboration, d'entraide et de mutualisation des savoirs. Il aide celui qui ne sait pas comme il apprend des autres.

« Outils numériques pour échanger et communiquer »

L'élève sait mobiliser différents outils numériques pour créer des documents intégrant divers médias et les publier ou les transmettre, afin qu'ils soient consultables et utilisables par d'autres. Il sait réutiliser des productions collaboratives pour enrichir ses propres réalisations, dans le respect des règles du droit d'auteur.

L'élève utilise les espaces collaboratifs et apprend à communiquer notamment par le biais des réseaux sociaux dans le respect de soi et des autres. Il comprend la différence entre sphères publique et privée. Il sait ce qu'est une identité numérique et est attentif aux traces qu'il laisse.

 

3. La formation de la personne et du citoyen

Responsabilité, sens de l'engagement et de l'initiative

L'élève coopère et fait preuve de responsabilité vis-à-vis d'autrui. Il respecte les engagements pris envers lui-même et envers les autres, il comprend l'importance du respect des contrats dans la vie civile.

 

5. Les représentations du monde et l'activité humaine

Invention, élaboration, production

L'élève imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses, y compris littéraires et artistiques.

Il mobilise son imagination et sa créativité au service d'un projet personnel ou collectif. Il développe son jugement, son goût, sa sensibilité, ses émotions esthétiques.

 

 

 


Synthèse

 

Quels sont les apports de la formule du Fab-Lab ?

 Pour le lieu CDI

-Centre de ressource amélioré (contenu et outils).

-Créatif/modulable et non-pas figé comme une salle de classe.

 

Pour les élèves

-Echange et partage de savoirs. Rencontre entre élèves = tous les niveaux.

-Lieu informel.

-Atelier = on repart avec quelque chose.

 

Pour l’établissement

-Fab-lab pour tout l’établissement.

-Valorisation des horaires = ouvert le soir.

-Mutualisation de ressources existantes.



Bilan

 

Les - :

-Le manque de projet à long terme n’a pas permis de lancer les élèves dans une autonomie réelle. De plus, la fréquentation a faibli à certaines périodes de l’année à cause du manque d’initiative (profs et élèves réunis).

-Il est primordial de concentrer plus de ressources pour ce projet. Un effort matériel devient nécessaire pour faire évoluer le Fab-Lab multimédia en vrai Fab-Lab.

-Il manque un espace dédié uniquement à cette activité : le fait de sortir puis ranger le matériel ne favorise pas la spontanéité, ni l’initiative.

-Nous n'avons pas constater une créativité accrue, beaucoup d'activités tournaient autour de la reproduction d’œuvres existantes ou la simple manipulation d'outils.

 

Les + :

-Malgré un nombre d’élèves variable, un groupe s’est formé. Nous pourrions tenter de les former pour animer le Lab à l’avenir.

-Dynamisation d’un espace vide du CDI de ce collège : un projet de restructuration est en cours.

-Réelle collaboration entre les élèves sur beaucoup de productions.

-Lancement cette année d’un blog de tutos pour le long terme.

-Certaines productions sont à l'initiative des élèves. Exemple avec ce logo créé pour le Club Badminton de l'UNSS :

 


Perspectives

 

Le concept du Fab-Lab sera reconduit l’année prochaine avec des améliorations :

-Création d’un espace : réorganisation du CDI, du plan de classement et acquisition de mobiliers.

-Ouverture amplifiée : le soir et possibilité pour les profs de réserver le Fab-Lab pour des séances pédagogiques.

-Une intégration des compétences dans Folios à titre du PEAC ou du Parcours Avenir pour garder des traces jusqu'au Lycée et valoriser les productions.

-Plus de profs de disciplines vont participer pour ouvrir sur d’autres types activités.

-Le Lab va s’ouvrir aux autres clubs : manga, jeux video et DaVinci Club (Technologie et EDD).

-Nouveaux matériels et nouvelles ressources : clavier musique, grainothèque et bac de végétaux, jeux vidéo, tablettes, cdi-box et des livres de loisirs-créatifs.

 

A suivre…

 

 

Thomas bréant Professeur documentaliste

Collège de la Marquisanne

 

Toulon

       

    

      Les Onze mesures pour une grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République ont mis en avant une éducation aux médias et à l’information prenant pleinement en compte les enjeux du numérique et de ses usages.
Le ministère doit, je cite : "veiller et permettre  à ce qu‘un média – radio, journal, blog ou plateforme collaborative en ligne – soit développé dans chaque collège et dans chaque lycée. Les professeurs documentalistes seront tout particulièrement mobilisés à cette fin."

Réunis par des travaux autour des médias, nous avons choisi d'orienter notre réflexion sur la créativité et la collaboration à travers le prisme des médias scolaires. A l'ère du numérique, les possibilités sont multiples ; il s'agissait donc de poser les bases d'un questionnement nécessaire à la création, l'élaboration et la diffusion d'un média scolaire, outil fondamental d'éducation aux médias et à l'information. http://eduscol.education.fr/cid83623/l-emi-dans-la-loi-de-refondation-de-l-ecole.html

Comment penser cet outil pour en faire une véritable source de collaboration et de créativité, tout en évitant les nombreux écueils pouvant conduire à un échec ? Quels sont les points d'appui et les leviers ? Comment faire coopérer efficacement un comité de rédaction qui comprend parfois une dizaine d'élèves ? Quelle place occuper pour le professeur documentaliste dans ce dispositif qui n'est pas une séance d'apprentissage traditionnelle ? Et enfin, comment  diffuser et valoriser la production une fois celle-ci terminée ?


C'est à ces questions que tente de répondre ce travail, fruit d'une collaboration (nous avons montré l’exemple) entre les académies de Nancy-Metz , Versailles et Nice.

Manon GALLET, Collège FLora Tristan, Carrières-sous-Poissy, académie de Versailles

Cyrille LENDORMY, Collège George Sand, Magnanville, académie de Versailles

Didier MOUREN, LP Golf-Hotel, Hyères,académie de Nice

Carole ZAREMBA, Lycée Hélène Boucher, Thionville, académie de Nancy-Metz

 

1. L'infographie du projet

        

2. (Accès direct)  Cartes heuristiques Média et collaboration

2.1 Les conditions de mise en œuvre d'un travail coopératif :

2.2 Le rôle du professeur documentaliste : 

3. (Accès direct) Cartes heuristiques Média et diffusion

3.1 Comment diffuser efficacement ?

3.2 Comment créer de réelles interactions : pourquoi un média, et quels impacts ?
 

 


A titre personnel je souhaite remercier Mme Catherine Reverdy *, Chargée d’étude et de recherche au service Veille et Analyses de l’Institut français de l’Éducation (IFÉ), pour ses précieux conseils et le temps qu'elle a bien voulu consacrer à ce projet malgré un emploi du temps surchargé. Elle a autorisé aussi avec beaucoup de gentillesse une reprise importante de ses travaux sur la collaboration entre élèves et la pédagogie de projet.

 

Didier Mouren 

* Sources

- Reverdy Catherine (2016). La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques. Dossier de veille de l’IFÉ, n° 114, décembre. Lyon : ENS de Lyon. En ligne : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=114&lang=fr

- Reverdy Catherine (2013). « Des projets pour mieux apprendre ? » Dossier d’actualité Veille et Analyses, n° 82, février. En ligne : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=82&lang=fr