Une circulaire parue au bulletin officiel n° 41 du 29 octobre 2020 précise les modalités de réalisation et d’évaluation du chef-d’œuvre en baccalauréat professionnel.
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Quelques éléments figurant dans la circulaire

Le chef-d’œuvre est la réalisation qui marque l’achèvement de la formation de l’élève ou de l’apprenti, un accomplissement personnel qui témoigne des talents et des compétences acquis jusqu’à l’examen. Il témoigne de l’acquisition des savoirs et des gestes propres à un métier : l’élève ou l’apprenti doit être capable d’articuler savoirs théoriques et généraux et mise en œuvre de pratiques professionnelles.

Par cette réalisation, l’élève ou l’apprenti éprouve la nécessaire complémentarité des enseignements professionnels et généraux suivis pendant le cursus, lui permettant de valoriser ses compétences auprès de partenaires extérieurs et de futurs employeurs. Le travail du chef-d’œuvre, transversal et pluridisciplinaire, intègre des enjeux économiques, sociaux, écologiques ou numériques significatifs de la filière de métiers concernée.

L’élève ou l’apprenti est accompagné dans le choix de son projet de chef-d’œuvre par l’équipe pédagogique.

Le chef-d’œuvre réalisé au cours des deux années de formation peut comporter des réalisations intermédiaires, pensées comme des étapes de la professionnalisation de l’élève ou de l’apprenti pour lui permettre de présenter à l’examen une réalisation ambitieuse au regard du métier visé.

L’évaluation sur le livret scolaire ou de formation

Dans les établissements d’enseignement publics, les établissements d’enseignement privés sous contrat ou dans les CFA habilités à pratiquer le CCF, une évaluation sur l’ensemble du cursus, consignée par des appréciations et notes portées sur le livret scolaire ou le livret de formation du candidat, est combinée à égale proportion (50 % + 50 %) avec la note recueillie à l’oral de présentation de fin de cursus.

Le chef-d’œuvre étant pluridisciplinaire et mobilisant une approche transversale, au moins deux enseignants, professeur et professeurs d’enseignement professionnel et professeur et professeurs d’enseignement général, fixent conjointement la note et la reportent sur le livret.

La répartition, à titre indicatif, des proportions du barème pour l’évaluation du chef-d’œuvre sur livret est précisée dans la grille suivante :

 
Capacités Critères présents dans la circulaire Pondération
Capacité à mobiliser ses compétences, connaissances et les ressources disponibles Mobiliser ses compétences et connaissances au service de la réalisation du chef-d’œuvre ;

Mobiliser les ressources internes ou externes nécessaires (partenaires, moyens, équipements, etc.).

40 %
Capacité à s’engager, à organiser son travail et à s’intégrer dans son environnement Organiser et planifier son travail et tenir à jour l’état des avancée et des progrès réalisés ;

S’intégrer dans son environnement et/ou un collectif de travail ;

Prendre des responsabilités et des initiatives dans une démarche de projet.

30 %
Capacité à analyser son travail, à s’adapter aux aléas et à rendre compte du travail mené S’adapter aux situations et proposer des solutions pour remédier aux éventuelles difficultés rencontrées ;

Rendre compte de l’état d’avancement du chef-d’œuvre tout au long de sa réalisation ;

Analyser, évaluer son travail personnel.

30 %

L’oral de présentation en fin de cursus

L’oral a lieu à partir du mois de mai pour tous les candidats. Il est conduit par deux enseignants, l’un d’enseignement général et l’autre de l’enseignement professionnel, réunis en commission d’évaluation.

La répartition des proportions du barème, à titre indicatif, pour l’évaluation du chef-d’œuvre à l’oral final est précisée dans la grille suivante :

 
Capacités Critères présents dans l’arrêté Pondération
Capacité à restituer le travail mené dans le cadre de la réalisation du chef-d’œuvre L’identification claire, précise et restituée objectivement des points suivants : objectifs du projet, étapes, acteurs, part individuelle investie dans le projet.

La hiérarchisation correcte des informations délivrées pour introduire le sujet.

La clarté de la présentation et la pertinence des termes utilisés.

Le respect des consignes données sur le contenu exigé de la présentation.

L’autonomie d’expression par rapport au support de présentation orale du chef-d’œuvre.

50 %
Capacité à analyser sa démarche et à la situer dans le métier et la filière professionnelle L’identification des difficultés rencontrées et de la manière dont elles ont été dépassées ou non.

La mise en avant des aspects positifs ou présentant des difficultés rencontrés au long du projet.

La mise en perspective de l’expérience tirée du chef-d’œuvre dans le cadre plus large du contexte économique, culturel, de la filière métiers concernée.

L’émission d’un avis ou ressenti personnel sur le chef-d’œuvre entrepris.

La mise en exergue de la pertinence du chef-d’œuvre par rapport à la filière métier du candidat.

Au travers de la réalisation du chef-d’œuvre, l’identification des enjeux de transition écologique et/ou numérique, dans le champ de sa spécialité de baccalauréat.

50 %

Le candidat peut s’appuyer sur un support de cinq pages recto maximum (plan d’intervention, texte, image, photographie, diapositives, schéma, dessin, graphe, équation, données chiffrées ou cartographiques, etc.). Le candidat l’apporte et l’utilise librement lors de l’oral mais il ne doit pas être lu. Ce support ne doit pas nécessiter la mise à disposition d’un quelconque matériel par la commission.

De même que l’objet essentiel de l’évaluation n’est pas le chef-d’œuvre en tant que tel mais la capacité de l’élève à en présenter la démarche qui le sous-tend, ce support n’est pas non plus l’objet de l’évaluation.

Intégration de la note relative au chef-d’œuvre

Sur le relevé de notes, délivré à l’issue de chaque session, la note relative au chef-d’œuvre, ainsi que son coefficient et les points majorés ou minorés attribués pour le calcul de la moyenne générale selon que la note est inférieure ou supérieure à 10 sur 20, apparaissent distinctement.

Par exemple, pour un candidat qui obtient 15 sur 20 points à l’évaluation de son chef-d’œuvre et un nombre total de points de 330 aux épreuves obligatoires affectées de leurs coefficients au baccalauréat professionnel boulanger-pâtissier, 10 points (5 points au-dessus de 10 sur 20, multipliés par le coefficient 2) viennent s’ajouter aux 330 points. Ainsi, pour le calcul de la moyenne générale, 340 points seront divisés par 28 (total de coefficient au baccalauréat professionnel boulanger-pâtissier), soit une moyenne générale de 12,1 au lieu de 11,8 en l’absence de points abondés par ceux du chef-d’œuvre, permettant ainsi d’obtenir une mention à son baccalauréat professionnel.