Thé Doc n°1
Mardi 16 décembre 2025
Présentation des formations proposées par la Drane
- formations individuelles
- formations « établissement » (8 stagiaires minimum)
Des formations dédiées à l’IA sont proposées, Les pré-inscriptions individuelles sont closes mais la Drane suivant une logique de plan trisannuel, ces offres seront reconduites l’an prochain.
Attention ! Concernant l’IA, il faut prendre du recul car c’est un domaine assez mouvant, en effet, certains outils disparaissent très vite. Il est donc recommandé de manier les IA génératives spécialisées avec beaucoup de vigilance en raison du mouvement incessant de la bulle spéculative.
Il est à noter que la Drane apporte un soutien technique avec un aspect pédagogique et n’entre donc pas en concurrence avec le programme Documentation du PRAF. Ce sont deux programmes de formation complémentaires.
A consulter : Une ia par jour, espace éducation
Info : L’outil Elea est enfin stable. Il s’agit d’une plateforme d’e-learning de type « Moodle » assez simple d’utilisation car conçue pour le primaire. A noter que l’IA aide grandement à sa prise en main.
La Boite noire : Newsletter sur l’Intelligence artificielle.
Formations CLEMI
Référent : Thomas Bréant
Les formations du CLEMI suivent la même logique que la Drane, donc les inscriptions seront pour l’an prochain. De même, si le CLEMI nous accompagne d’un point de vue aspects techniques (studios radio ou vidéo par exemple), les enseignements sont associés à des apports pédagogiques purs.
Présentation des différents événements CLEMI
Concours : Irréductible crayon → dessins de presse
Le thème choisi doit être associé à une actualité des 3 derniers mois,
Politique culturelle
Sondage – Qui se charge du volant culturel de l’EPLE ?
Selon
- 57 % : un petit groupe de personnes
- 25% : une seule personne
Les commentaires font apparaître que, dans un grand nombre d’établissements, la politique culturelle manque de cohérence voire de transparence, surtout depuis que la dotation pass culture s’est réduite.
Madame Fuentes explique la mise en place d’une commission dédiée aux projets, commission qui permet de donner de la cohérence au PEAC et d’arbitrer les choix d’actions culturelles,
Madame D’helft , quant à elle explique le fonctionnement par tableau pluridisciplinaire. L’objectif recherché est de toucher tout un niveau à chaque action. La démarche est assez compliquée, d’où une réflexion engagée sur la mise en place d’une commission. En raison du manque de budget, il faut être juste et équitable pour éviter toute friction. De ce fait, la priorité est donnée aux projets pérennes. La nécessité d’un arbitrage est une évidence.
Rappel sur le fonctionnement du catalogue AC Educ06 proposé par le Conseil départemental des Alpes maritimes et destiné aux collèges de ce même département. L’offre culturelle proposée par ce dispositif est très riche, il faut cependant veiller à pouvoir financer les transports éventuels sur fonds propres,
Madame Cerrato présente la fiche utilisée par son établissement (cf doc joint). Élaborée à partir des recensements Adage et d’un sondage auprès des enseignants, associés au plan académique et aux documents officiels, cette fiche permet de définir les actions du parcours culturel par niveau. En effet, l’objectif est de proposer a minima une action par élève et par an. Madame Cerrato a réalisé ce document avec madame Léon, proviseure adjointe et Mélanie Clastre, enseignante.
Cette fiche est diffusée auprès de l’équipe éducative et présentée en Conseil d’Administration, tout comme celles des deux autres parcours (Santé et Avenir). Ce document sera intégré au projet d’établissement qui est en cours de rédaction.
Madame Cerrato précise également que, lorsqu’elle enseignait en Bourgogne, il y avait déjà cette philosophie de permettre à chaque élève, durant leurs 4 ans de collège, de participer à au moins une sortie, une représentation cinématographique ou théâtrale, ou un voyage scolaire.
Monsieur Grabowski suggère de communiquer ce document en amont et en aval : au lycée et au primaire dans le cadre de la liaison écoles/collège et collège/lycée, afin d’éviter toute redondance et de gagner encore en cohérence,
Madame Lefebvre utilise le même type de document, Ce dernier est communiqué fin juin puis présenté en Conseil d’Administration pour plus de visibilité. Étant en cité scolaire cela se matérialise par un gros catalogue.
Ces documents ne font pas vraiment état d’une évaluation, bien que ce soit une piste d’amélioration. Néanmoins, ils présentent également les axes de l’année scolaire à venir. Ils constituent donc un vrai support de travail pour le volant EAC de l’établissement.
Pour le réaliser, un document collaboratif est transmis aux enseignants qui le complètent pour transmission des actions culturelles. Là encore, il est ensuite présenté au Conseil d’Administration de de fin d’année scolaire.
Rappel : nous ne disposons d’aucune information officielle quant à la date de communication du budget pass culture, ni quant au montant de ce dernier.
Sommeil et développement cognitif : écran et sommeil
La plupart des personnes présentes n’ont pas connaissance des actions menées à ce sujet dans leur établissement.
Dans le cadre du Parcours santé, nous pouvons réaliser des actions de prévention « écrans et sommeil ».
Madame Bernot rappelle la possibilité de faire appel au Comité Départemental d’Éducation pour la Santé : Codes 83 ou Codes 06, selon le Département d’exercice.
Des actions peuvent être menées avec les parents ou, comme le suggère Christophe Grabowski, nous pouvons agir dans les écoles avec l’infirmier.e de l’établissement.
En matière de sommeil, lorsque l’on parle des écrans, l’objectif n’est pas de culpabiliser mais de sensibiliser, notamment pour les cycles 2 et 3.
Le développement des enfants est lié aux expériences sensorielles, l’interactivité doit intervenir beaucoup plus tard sous peine de réduire le temps de la préhension. Et cela pose des problèmes dans les crèches car cela nuit à la socialisation comme à la perception de l’espace.
Monsieur Grabowski explique la méthode de la petite fleur (voir diaporama).
Cette méthode a été expliquée aux parents des élèves de 6e mais n’a pas vraiment été un succès. Les parents se sont sentis coupables alors que ce n’était absolument pas l’objectif recherché.
Les écrans agissent sur les sphères du cerveau et captent ainsi l’enfant, pour lequel la capacité à se concentrer devient très problématique. C’est là un élément essentiel et il faut que les parents en prennent conscience. Il faut les encourager à tenir bon face à la demande d’écrans de leurs enfants.
Madame Montiel explique avoir créé une exposition créative sur ce sujet, avec une enseignante de SVT. Les élèves ont pu visiter l’exposition par groupes : couettes au sol, coussins… Mais les parents n’ont pu assister à cet évènement. De plus la mise en garde face au danger des écrans est un peu paradoxale au vu de l’usage de Pronote, des devoirs en ligne et des manuels numériques…
Monsieur Grabowski nuance ce propos en rappelant que dans de nombreux établissement c’est l’agenda papier qui prime, notamment pour les élèves de 6e.
D’autres collègues expliquent que les enseignants se plaignent de la perte de temps induite pour noter les devoirs -> problèmes pour écrire, eux-mêmes sûrement dus aux gestes d’écran et ce en dépit d’ateliers calligraphiques pourtant très prisés.
Madame Muratore et Madame Gibaudo rappellent que c’est aussi notre rôle de professeur.es documentalistes de limiter l’accès aux écrans, pendant les pauses méridiennes par exemple, en proposant d’autres alternatives ou activités : lecture, jeux de société, activités créatives, lecture à voix haute…, les exemples ne manquent pas.
Le Speed watching
Un sondage sur le rôle des professeurs documentalistes, voire de toute la communauté éducative, révèle que nous sommes majoritairement d’accord pour estimer que nous avons une place essentielle dans le fait de ralentir l’activité cognitive des élèves face à des phénomènes du type speed watching ou scrolling.
Ce problème est équivalent au phénomène des sms. Chez les plus jeunes, le réflexe de recourir au speed watching fait que le monde à vitesse réelle ne leur convient plus. Rien ne va assez vite. Le rythme proposé est trop lent.
Doit-on contrebalancer ? Cela doit-il être un axe important de la politique du CDI. Et comment limiter les dégâts ?
Dès 9 ans il est constaté un stress de la perception du réel. Les producteurs de contenus parlent très vite. Cela dit, d’autres sont au contraire gênés par cette accélération du temps. Le CDI est le lieu de la lenteur ; et rappelons-nous les dessins animés des années 80 : ils étaient très lents. Madame D’Helft énonce plusieurs articles de presse et vidéos qui parlent de cette lenteur passée et de parents qui proposent ce type de dessins animés à leurs enfants pour les « faire redescendre ». Il s’avérerait que cela fonctionne auprès de certains jeunes qui se sentent mieux après de telles projections, qui restent cependant un recours aux écrans.
Une expérience a été menée au Japon : les autorités se sentant inquiètes face à la rapidité, ils ont voulu ralentir. Ce fut contreproductif : les enfants apprenaient moins vite, agissaient moins vite…
Propositions d’activités pour ralentir le rythme :
Booknooks, jeux d’échecs et casse-tête (financés par le FSE), les lectures à voix haute et siestes contées, puzzles, cahiers de coloriages, perles, lecture cocooning, origami, lapbook, … Nombreuses sont les idées pour apaiser et ralentir.
Créations des élèves de Madame Berthoud :
- Lapbook
- Lapbook
- Book Nook
- Lapbook
- Lapbook
IA et ENT
62 % d’entre nous utilisent l’Ia dans le cadre professionnel.
L’IA est utilisée dans la gestion au quotidien. Pour les résumés, par exemple, mais est-ce vraiment un gain de temps ? D’autant plus que le résumé doit être rédigé en fonction de notre fonds donc l’usage de l’IA s’avère peu pertinent.
Un bon prompt permet de limiter le gaspillage écologique et est un exercice intéressant.
L’IA peut être utilisée pour la rédaction de scenarios et synthèses, ou encore de grilles d’évaluation, voire pour rédiger des séances pédagogiques ou encore la génération d’images. Néanmoins la vigilance est de mise car c’est un outil encore imparfait qui peut induire en erreur.
Diaporama : Programme thé doc 161225




