L’arrêté du 28 novembre 2019 définit les modalités d’évaluation du chef-d’œuvre prévue à l’examen du certificat d’aptitude professionnelle.

Il est consultable sur le site Légifrance. 

Ces modalités diffèrent selon que l’établissement ou le centre de formation d’apprentis (CFA) est habilité ou non à pratiquer le contrôle en cours de formation (CCF).

Les élèves et apprentis des établissements d’enseignement publics ou sous contrat avec l’État et des CFA habilités à pratiquer le CCF sont évalués au moyen de notes figurant au livret scolaire ou au livret de formation. La moyenne de ces notes afférentes au chef-d’œuvre, consignées durant son élaboration, constitue 50 pour cent de la note globale attribuée au chef-d’œuvre, complétée à hauteur de 50 pour cent des points obtenus à l’oral de présentation de celui-ci qui se tient dans l’établissement ou le centre de formation du candidat.

Les élèves et apprentis des établissements d’enseignement privés hors contrat et des centres d’apprentis non habilités à pratiquer le CCF sont intégralement évalués au cours de l’oral de présentation du chef-d’œuvre.

Tous les candidats passent l’oral de présentation suivi de questions pour une durée globale de dix minutes, avec répartition indicative de 5 minutes de présentation et 5 minutes de questions, devant une commission d’évaluation. Pour la présentation orale, le candidat peut, pour appuyer son propos, prendre appui sur un support de cinq pages maximum qu’il apporte et peut utiliser librement lors de l’oral. Le support, en lui-même, n’est pas évalué et sa consultation ne peut être exigée par la commission d’évaluation.

La commission d’évaluation est composée d’un professeur d’enseignement général et d’un professeur d’enseignement professionnel. Pour les candidats des établissements habilités au CCF, l’un des évaluateurs est l’un de ceux qui ont suivi la réalisation du chef-d’œuvre. Pour les autres candidats, les deux enseignants doivent être obligatoirement issus d’un établissement d’enseignement public ou privé sous contrat ou d’un CFA, habilité à pratiquer le CCF.

Le résultat obtenu à l’évaluation du chef-d’œuvre, comprenant, le cas échéant, une part d’évaluation figurant au livret scolaire ou livret de formation, est affecté du coefficient 1. Ce coefficient s’impute sur celui de l’épreuve professionnelle dotée du plus fort coefficient.

Le candidat qui échoue au diplôme et se présente de nouveau à la session suivante peut, à sa demande, conserver la note globale de l’épreuve professionnelle à laquelle est intégrée la note d’évaluation du chef-d’œuvre. Dans ce cas, la note attribuée à la partie relative au chef-d’œuvre est maintenue. Dans le cas où le candidat fait le choix de ne pas conserver cette note globale, la note obtenue au chef-d’œuvre ne peut être maintenue. Il présente à nouveau l’épreuve professionnelle dans sa globalité. Dans cette dernière situation, il peut soit réaliser un nouveau chef-d’œuvre, soit améliorer son projet précédent.