Conclusions du GND sur les apports didactiques de l’escape game en cours de langues

Le concept d’escape game est assez récent. Il s’agit d’un environnement ludique, d’une simulation (historique, scientifique, culturelle…) prenant la forme d’un jeu dont l’objectif est de sortir d’une situation d’enfermement ou de blocage en résolvant une ou plusieurs énigmes jusqu’à la libération finale, un jeu d’évasion pour ainsi dire. L’école et ses pédagogues se sont emparés de ce type de jeux sérieux mis au service des apprentissages et de la motivation des élèves.

Voici quelques bonnes raisons de concevoir ou de faire concevoir un escape game en cours de langues vivantes étrangères :

→ Le jeu permet de :

♣ développer la collaboration

♣ résoudre des problèmes

♣ favoriser l’autonomie

♣ encourager la créativité

♣ interagir et socialiser

♣ engendrer une stimulation sensorielle ou émotionnelle

 

→ Les clés du succès pour un bon escape game :

• Un scénario fort, dramatisé et avec un solide ancrage culturel

• Des énigmes variées (numériques ET faisant appel à la manipulation)

• Une mise en scène soignée

• Un teaser

• Un message d’introduction pour créer un enjeu

• Des accessoires

• Un timer

• Des fiches ou un carnet de notes

• Un trésor !

 

→ La conception du jeu

Vous pouvez décider de concevoir entièrement votre jeu de façon manuelle ou opter pour une version partiellement ou entièrement numérique. À vous de choisir!

Genially a tous les atouts pour vous permettre de construire votre escape game

• Personnalisation des scénarios

• Fonctions « interactivité » des éléments

• Ajout de mot de passe aux pages

 

Le site S’Cape met à votre disposition des rubriques « Aide à la création » et « Bric à Brac » qui sont une véritable mine d’or ! Vous pourrez par exemple incorporer un timer, un bloc-notes ou générer des éléments interactifs en tous genres.

 

→ Et à travers l’escape game, qu’apprend-on vraiment?

Un escape game ne constitue pas, à lui seul, un support d’apprentissage suffisant. Il doit s’intégrer dans un parcours d’apprentissage complet permettant aux élèves d’intégrer des nouveaux éléments lexicaux, grammaticaux et phonologiques, de développer des stratégies de compréhension et des compétences d’expression.

Tout l’intérêt de ce type de jeu réside dans sa grande capacité à immerger les participants dans une situation proposant à la fois une forte charge émotionnelle apte à créer enjeu et motivation tout en les plongeant dans un espace-temps très ancré dans la culture ou dans l’histoire.

Il faut donc soigner tout particulièrement l’interface graphique et sonore pour créer un univers à part entière où l’imaginaire pourra prendre toute sa place. À ce titre le recours aux outils numériques peut s’avérer précieux : élaboration d’un teaser, d’un message introductif, d’un décor, utilisations de personnages fictifs…

Mais la clé de voûte de l’édifice ludique qui permettra de transformer le jeu en instrument fonctionnel d’apprentissage est sans conteste la qualité de la scénarisation. Nous conseillons à ce titre de réfléchir préalablement à l’écriture du scénario, à l’intégration éventuelle de parcours différenciés et de tout un appareil d’aide et d’accompagnement. Le jeu, pour garder un enjeu suffisant, doit être un subtil équilibre entre la possibilité de gagner (ou de sortir) avant la fin du temps imparti et la difficulté relative à trouver les solutions (éviter l’immédiateté et préférer les démarches d’investigation).

Nous indiquons ici notre préférence pour une proposition de fonctionnement coopératif (où il faut unir ses forces et compétences pour réussir) plus que concurrentiel (où il faut terminer avant les autres et donc générer une situation de classement avec des gagnants et des perdants, des bons et des mauvais).

Il n’y a pas d’obligation de placer une activité de type Escape game en début de séquence même si ce support peut constituer une belle entrée en matière pour créer un enjeu et donner envie de s’investir dans le parcours qui suivra. L’Escape game peut intervenir à tout moment jugé opportun par le professeur de langues vivantes, pour relancer une séquence qui s’essouffle, pour ponctuer un moment d’apprentissage, pour constituer une synthèse structurante. Quoi qu’il en soit, il est important de revenir sur l’Escape game a posteriori, de ne pas s’arrêter au moment ludique du jeu pour mettre en lumière la nouveauté des éléments découverts, de vérifier que tous les élèves ont compris, de ré-exploiter et d’approfondir ce qui a été découvert en jouant. Nous soulignons le rôle fondamental de la prise de notes ou des enregistrements audio au fil du jeu pour qu’il reste une trace, écrite ou orale, qui puisse servir de support à une synthèse ou une poursuite des travaux. Pourquoi pas, d’ailleurs, proposer des missions et des prises de notes complémentaires qui permettront ensuite échange et mise en commun entre les élèves, une nouvelle phase collaborative?

N’hésitez pas à tester notre Escape game sur Léonard de Vinci et à vous lancer dans l’aventure de la conception de votre propre jeu!

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