SECTIONS SPORTIVES SCOLAIRES et SECTIONS D’EXCELLENCE SPORTIVES

 

QUESTION : Un comité nous demande les formalités pour ouvrir une « section sportive scolaire» à l’école, pour faire le lien avec une section sur le collège du secteur ?

« La mise en place de ces structures dans l’enseignement primaire n’est pas prévue par la réglementation en vigueur. »

Donc, si lien il y a avec le collège, ça doit passer par autre chose qu’une section sportive.

MISE A JOUR BO n°18 du 30 AVRIL 2020 https://www.education.gouv.fr/bo/20/Hebdo18/MENE2009073C.htm

La présente circulaire abroge la circulaire n° 2011-099 du 29 septembre 2011 et rappelle les objectifs et les règles de fonctionnement relative aux sections sportives scolaires (SSS) et présente un nouveau dispositif : les sections d’excellence sportives (SES)

Elle vise à clarifier la politique nationale en matière de sections sportives scolaires, à en préciser les objectifs et les règles de fonctionnement dans le respect d’un cahier des charges national (en annexe).

Elle modifie en particulier le suivi médical des élèves, dorénavant aptes a priori à la pratique sportive tant pour l’enseignement de l’éducation physique et sportive, que pour la prise d’une licence auprès d’une fédération sportive scolaire, ou pour la pratique optionnelle au sein d’une section sportive scolaire.

Les sections sportives (SSS) sont inscrites dans les projets d’établissement et doivent obligatoirement être validées par le recteur d’académie ,sur proposition du chef d’établissement, après avis du conseil d’administration et selon les modalités décrites dans le cahier des charges. Une section sportive scolaire est ouverte dans un établissement du second degré.

Les sections sportives scolaires (SSS) offrent aux élèves volontaires, en accord avec leurs responsables légaux, la possibilité de bénéficier d’un entraînement plus soutenu dans une ou plusieurs activités sportives proposées par l’établissement, tout en suivant une scolarité normale.

LES POINTS ESSENTIELS :

– Un pilotage académique par la rectrice et la constitution d’une carte de formation,
– l’intégration de la section sportive dans le projet d’établissement (avis du Conseil d’administration),
– l’inscription cohérente de la section sportive dans la politique sportive locale.

Un partenariat avec la fédération française du sport pratiqué, ses instances déconcentrées ou encore un club local est indispensable. Par convention, la section sportive scolaire peut bénéficier d’aides matérielles et/ou de l’intervention de personnels brevetés ou diplômés d’État.
– L’engagement des élèves au sein du sport scolaire (dans les rôles de pratiquant, jeune officiel, jeune reporter, …),
– la participation d’un (ou des) enseignants d’EPS de l’établissement à l’entraînement spécifique des élèves de la section ;
– le volume d’entraînement hebdomadaire qui ne peut être inférieur à 3 h hebdomadaires par élève, réparties si possibles en 2 séquences. Il ne peut se substituer aux horaires obligatoires d’EPS, ni se confondre avec le temps de pratique au sein de l’association sportive,
– la mise en place d’un suivi pédagogique attentif.
L’ouverture d’une section sportive scolaire implique nécessairement un engagement dans des objectifs d’excellence sportive et scolaire.

CE QUI CHANGE EN 2020 :
– Plus de certificat médical de non-contre-indication, les élèves étant considérés aptes à priori (sauf pour les activités à contraintes particulières – rugby, plongée – Arrêté du 24 juillet 2017 JORF n°0190 du 15 août 2017) ;
– L’évaluation des SSS tous les trois ans au lycée et quatre ans au collège.

 

NOUVEAUTÉ :

La circulaire répond également à une forte attente du terrain pour viser l’accession au haut niveau avec la création de sections d’excellence sportive, et précise les conditions de mise en place des dispositions répondant aux besoins des élèves qui aspirent à accéder au haut niveau sportif. Ce nouveau dispositif relève de la compétence des rectrices et recteurs de région académique.

Les sections d’excellence sportive (SES) répondent aux besoins des élèves qui aspirent au haut niveau sportif.

C’est un nouveau dispositif piloté par le recteur de la région académique. Les SES sont destinées aux élèves ayant les capacités et le souhait d’intégrer les programmes d’accession au haut niveau sportif.

Principalement pour les élèves du second degré, cependant certains sports à maturité précoce (gymnastique, patinage …) peuvent concerner les élèves du cycle 3 (CM1, CM2).

La présence d’élèves relevant de cette accession au haut niveau dans un établissement justifie l’aménagement de leur parcours pour garantir l’acquisition des connaissances et compétences des programmes, ainsi que l’atteinte du meilleur niveau possible dans l’activité sportive choisie.

 

CQP Initiateur voile : peut-il encadrer la voile scolaire ?

Oui à 2 conditions :

-avec sa carte professionnelle à jour

– être placé sous l’autorité d’ un éducateur sportif de niveau IV ou plus avec une certification spécifique en voile (indiquer son nom et qualification sur le dossier de demande d’intervention)

Extrait du code du sport :

 

 

 

 

 

 

 

CQP  » initiateur voile « 

 

 

 

 

Animation et initiation de la voile sur l’ensemble des supports, jusqu’au premier niveau de compétition.

Encadrement et animation du stand up paddle (SUP)

 

 

Sous l’autorité d’un titulaire :

-d’une certification professionnelle d’encadrement des activités physiques ou sportives en voile de niveau IV ou supérieur

ou

-d’une certification professionnelle d’encadrement des activités physiques ou sportives de niveau IV minimum et d’un CQP  » initiateur voile « .

Cette autorité s’exerce sur un nombre maximal de 10 titulaires du CQP et dans la limite de 140 pratiquants.

Dans la limite de 60 milles nautiques pour l’activité croisière.

A l’exclusion des activités dérivées du surf de mer.

AVSI/AESH = L’AVSI ne peut pas accompagner l’élève en classe transplantée. Quelles sont les options pour qu’il y ait un adulte auprès de cet élève pendant le séjour ?

Dans le cas d’une impossibilité d’accompagnement par l’Avsi de l’élève, plusieurs possibilités:
1-procéder à un échange de service en interne à l’école entre l’AVS qui ne part pas et une autre AVS (ou AESH) qui, elle, peut accompagner le séjour. Deux conditions : que l’autre AVS soit d’accord. Que les parents soient d’accord (en effet, il se peut que l’autre AVS ait plus d’heures, du coup on ne peut pas demander à l’AVS qui ne part pas de faire ce supplément d’heures (mais souvent les parents sont compréhensifs et d’accord pour « laisser » sans AVS leurs enfants pour ces quelques jours…)
2-demander au centre d’accueil  de mettre à disposition pendant le séjour un animateur faisant office d’AVS pour cet enfant
3- demander à la mairie de l’école
de mettre à disposition pendant le séjour un personnel (qualifié) faisant office d’AVS pour cet enfant


Si aucune possibilité, pour ne pas  priver l’enfant du séjour,celui-ci peut partir sans accompagnement AVS, et bien sûr dans la mesure où ce séjour est envisageable (accord des parents).

Estérel : les sorties régulières (type piscine) doivent-elles être déclarées sur Estérel ?

Oui les sorties régulières doivent être déclarées sur l’application Estérel (pas uniquement les sorties en classe transplantée)

Remarque : Dans la lettre hebdo N°167 du 6 au 12 janvier 2020  :

DSDEN 06 – Application DEPL (déclaration déplacement) – Nouvelles fonctionnalités
Pour information, 2 nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées à l’application DEPL dans Esterel.
La première pour déclarer une sortie régulière (type sortie piscine par exemple)
→ la seconde pour déclarer un événement (type kermesse par exemple)
Les documentations sur la saisie de ces déclarations ont été mises en ligne dans le menu “aide” de l’application

Atsem : Est-elle obligée d’accompagner une classe transplantée ? Doit-elle faire une demande à la mairie ?

Une Atsem « peut » accompagner une sortie en classe transplantée mais ce n’est ni un droit ni une obligation. Elle doit en faire la demande au maire (elle peut avoir des obligations de service pendant la semaine par ex. service de cantine ou animation d’ activités péri scolaires) et du directeur de l’école. Enfin, elle n’est pas obligée de partir en classe transplantée si elle ne le souhaite pas.

Cross hors de l’école : Quelles formalités pour 6 classes de cycle 3 (organisation, encadrement…) ?

Quelques recommandations :

  • S’il s’agit d’un espace privé : autorisation du propriétaire pour évoluer sur son terrain
  • S’il s’agit d’un espace public : Prévenir la municipalité (service des espaces verts) pour autorisation d’évoluer sur cet espace public (date, horaire)
    – Parfois la municipalité met à disposition la police municipale (gestion de la circulation…)
  • Prévenir le centre 15 de proximité avant l’organisation du cross
  • Espace d’évolution :
  • Terrain à choisir facile, sans côtes, sans trop de boue, sans ornières.-
  • Toutes les précautions doivent être prises pour que la course se déroule en toute sécurité  (balisage notamment dans les zones interdites, goulets d’étranglement à éviter, surtout en début de parcours, couloirs de course suffisamment larges pour éviter les bousculades)
  • Encadrement :
    Intervenants : selon les textes en vigueur, « 2 adultes au moins dont le maître de la classe, quel que soit l’effectif de la classe. Au-delà de 30 élèves, un adulte supplémentaire pour 15. » 
  • Surveillance des participants : aucun point du parcours ne doit être hors du champ de vision du personnel d’encadrement de l’épreuve. En conséquence, le nombre d’adultes doit être suffisant en fonction de la configuration et de la difficulté du terrain (d’un poste, possibilité de voir les postes suivant et précédent).
  • Discipline : les enseignants, aidés par les accompagnateurs, devront veiller à ce que les élèves respectent les règles de discipline et de sécurité correspondant à ce type de rencontre. Les enfants devront rester à proximité de leur équipe d’encadrement et seront encouragés à suivre les courses
  • Matériel à prévoir :
  • Ruban pour le balisage du parcours et des obstacles ;
  • Dossards pour le marquage des participants (ex. course par équipe)
  • Matériel d’enregistrement des arrivées

Tandem ski : quel projet et quelles modalités de fonctionnement ?

L’activité : Tandem ski

Déplacement en duo (le passager et le pilote accompagnateur) sur un engin de glisse en ski. Le Kart ski est un engin similaire, laissant plus d’autonomie au passager grâce à la possibilité de le diriger d’une seule main (L’engin est tenue à distance par le pilote grâce à une longe + ou – longue). Certaines stations du département 06 bénéficient de ces engins (se renseigner à agreyer@cg06.fr pour une éventuelle mise à disposition pour les scolaires + le pilote accompagnateur).

  Le projet :

Le recours au tandem ski s’inscrit dans un projet pédagogique :  rendre accessible l’EPS à tous les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers.  Dans la logique de l’école inclusive, c’est permettre à l’élève en situation de handicap de faire et d’apprendre avec ses camarades.

   Les préconisations :

Préalable : l’enseignant responsable du projet  et de l’élève se renseigne sur  les caractéristiques du handicap, degré d’invalidité, précautions particulières (PPS, informations auprès des parents…)

-le pilote accompagnateur (professionnel ou bénévole agréés I.A ) dispose des qualifications nécessaires à ce type d’activité (voir ci-dessous les certificats et diplômes existants)-L’agrément est conforme à la règlementation EN en vigueur pour les i.extérieurs

  • l’activité en  tandem n’est pas un cours particulier. Dans la mesure du possible, l’enfant reste au contact de sa classe, de ses camarades, de son enseignant  pour favoriser l’apprendre et le vivre  ensemble (« inclusion ») et donc :
  •  se mêler au groupe (ex. faire la queue au télé siège…), suivre son groupe sur les pistes, participer aux situations (ex. le serpentin). Il est parfois souhaitable de choisir les pistes compatibles avec le niveau de l’élève (adaptation du groupe à l’élève et non l’inverse )- Si parfois le tandem s’éloigne du groupe, il reste accompagné  (AVS, parent, autres camarades…). Éviter les situations où le tandem évolue seul
  • Faire des pauses fréquentes (fatigabilité), attention au refroidissement  (bien couvrir l’élève) la sensibilité au froid  a parfois disparu

– Anticiper les pauses toilettes (aide de l’AVS, des parents accompagnateurs…)

  •  Sur le plan des apprentissages moteurs :

– le passager n’est pas passif (transferts de poids pour enclencher les virages et même s’arrêter…)

– selon le type de handicap, la configuration des pistes, le niveau de l’élève possibilité de passer du tandem ski au Kart ski (engin permettant un directionnel avec une main). Changement dans une progression au cours du cycle ou dans la même séance.

– L’élève peut être amené à faire des choix (avisés) d’itinéraires selon ses ressources et les contraintes du milieu

REMARQUE : FORMATION Ski alpin Handisport

La Commission Ski Alpin de la FFH propose actuellement deux formations ouvertes aux personnes diplômées d’activités de Montagne :

  • le Certificat de Qualification Handisport Ski Alpin, ouvert aux Moniteurs BE ou MF (le CQH est en 2 modules : mod A, tronc commun à toutes les disciplines, devant être passé en premier et non détaillé ici, plus mod B spécifique de discipline, ski alpin ici),
  • le Certificat de Capacité à la conduite du Tandem-ski, ouvert aux mêmes ainsi qu’aux Guides et aux Pisteurs.

Elle propose aussi le Certificat de Capacité à la conduite du Tandem-ski, ouvert aux MF1 et aux non-diplômés en ski, en version longue de 9 jours.

Elle propose enfin des formations en direction des bénévoles des Clubs :

  • les 2 Diplômes d’Assistant fédéral de Ski Alpin Handisport: Assistant des Assis et Assistant des Déficients Visuels, ouverts aux skieurs débrouillés (niv 3e étoile) ;
  • le Diplôme d’Initiateur fédéral de Ski Alpin Handisport, premier niveau avec prérogatives pédagogiques, ouvert aux titulaires des 2 diplômes d’Assistant ;

·    le diplôme de Moniteur fédéral de Ski Alpin Handisport, pour enseigner tous handicaps/tous niveaux.

Sortie nature : quelles précautions pour une sortie sur les berges d’une rivière avec une classe ?

Les sorties en milieu naturel participent à l’étude du vivant (faune et flore) Elles sont encouragées dans les programmes de l’école primaire : éducation à l’environnement, étude des écosystèmes (ex. au cycle 3 : « Travailler à partir de l’environnement proche et par des observations lors de sorties »).

Pour les sorties sur les berges d’une rivière, il n’y a pas de réglementation spécifique. Cependant, comme toutes sorties  en milieu naturel des précautions liées à la sécurité des élèves sont à respecter.

Le site :

-Une  (re)connaissance préalable par l’enseignant est nécessaire.

-L’accessibilité aux berges : pas de risques majeurs de glissement de terrain, d’obstacles (attention aux chutes d’arbres après de forts orages)

-Les berges ne doivent pas se terminer par un abrupt avec risque de tomber dans un trou d’eau profond

-Le relief des berges ne doit pas présenter de difficulté majeures (ce n’est pas de l’escalade !)

-Ne pas  programmer la sortie en période d’orage (4ou 5 jours avant ou après minimum)

Les lâchers d’eau :

(rappel : en 1995, six enfants et une accompagnatrice étaient morts noyés en aval du barrage du Drac, dans la région de Grenoble (Isère), surpris par un lâcher d’eau opéré par EDF.)

-Se renseigner auprès d’EDF ou de la mairie s’il n’est pas prévu de « lâcher d’eau »  sur cette rivière  lors de la sortie enviségée ( des barrages ou centrales hydroélectriques  existent sur  La Roya, la Siagne, La Vésubie…  Ils sont souvent éloignés du lieu de la sortie)

-Lire et respecter les panneaux placés tout au long des berges. Ils vous invitent à adopter un comportement prudent, et à ne pas vous avancer, circuler ou stationner dans le lit d’une rivière ou sur le bord d’un canal en dessous d’un barrage ou d’une centrale hydroélectrique.

-Bien rester sur les berges ( Il est particulièrement imprudent de s’avancer au milieu d’un cours d’eau équipé d’installations hydrauliques).

Renforcer l’encadrement  (par ex. 1 adulte pour  7 en élémentaire et 1 adulte pour  5 en maternelle). Une classe  seulement par sortie (motif : être plus près des demandes et  contrôler mieux les élèves)

Faire respecter les consignes : rester  prioritairement sur les berges  (si pieds dans l’eau, prévoir de préférence des chaussures plastiques adaptées) Prévoir un habit de rechange si glissade accidentelle (en cas de période de froid)- Remarque : il ne s’agit en aucun cas d’une activité de baignade : celle ci se définissant par l’action volontaire de se baigner en s’immergeant dans l’eau.

Prévoir des moments d’alternance : regroupements collectifs et  temps d’exploration en autonomie. Axer  le projet de sortie sur les attendus des programmes  en relation avec le niveau de la classe (notamment si  co intervention avec  un intervenant extérieur)

En résumé : Le bon sens pédagogique de l’enseignant  est requis : date de la sortie, choix du site (en cas de doute sur la dangerosité du site, solliciter l’avis du conseiller pédagogique de circonscription ou départemental). Évolution sur les berges, information sur les lâchers d’eau  potentiels, renforcement de l’encadrement, consignes à faire respecter par les élèves (et les accompagnateurs).