Observer les stomates sur un fragment entier de feuille (une alternative au prélèvement d’épiderme)

Matériel nécessaire

L’observation des stomates repose généralement sur l’une des préparations suivantes :

  • empreinte de la surface foliaire à l’aide d’un vernis
  • ou prélèvement de l’épiderme foliaire
  • ou coupe transversale suffisamment fine pour observer la tranche de la feuille

Or, il est parfaitement possible d’apercevoir ces structures en observant directement la surface d’une feuille à l’aide d’un microscope.

Afin de ne pas se trouver gêné par la courbure naturelle de la feuille je recommande de découper un fragment d’environ 1 cm² et de le déposer sur une lame sans le recouvrir d’une lamelle. Sur la photographie ci-dessous il s’agit d’une feuille de Pittosporum tobira, un végétal couramment utilisé pour composer des haies. On prendra garde à observer la face inférieure, vert clair, laquelle contient une forte densité de stomates.

Stomates telles qu’on les observe avec ce dispositif

Les stomates apparaissent nettement au grossissement x100 (photographie ci-dessus). Il importe d’augmenter au maximum l’intensité lumineuse de la lampe du microscope, d’ouvrir en grand le diaphragme et de placer le condenseur en position haute.

Par ailleurs, un récent sujet d’ECE portait sur le positionnement des stomates du Laurier rose (Nerium oleander) au fond de cryptes pilifères. Le protocole fourni à l’élève imposait la réalisation d’une coupe transversale de la feuille puis une observation microscopique.

http://lewebpedagogique.com/svtbertholon/files/2017/05/T.TP27.Laurier-rose.pdf

Or, il s’avère que ces cryptes pilifères se voient extrêmement bien en observant directement un fragment de feuille au grossissement x100 (photographie ci-dessous). Réciproquement, l’absence de stomates sur cette image constitue une source d’étonnement suffisante pour amorcer une démarche d’investigation.

Cryptes pilifères telles qu’on les observe avec ce dispositif

Auteur de l’article : Julien Cartier